Un petit article (oui, je sais, ça fait longtemps que je n'avais rien écrit... ) afin de répondre à une question qui m'est souvent posée : "Tu n'es plus à Shanghai ?" Sisisi j'y suis encore. Enfin pas vraiment. Mes affaires sont là bas. Et moi je suis à Paris. En attente de départ pour Shanghai. Vous suivez ? Histoire de rendre les choses un peu plus claires voici ce qui m'est arrivé depuis que je suis rentrée en France.
Donc le 10 janvier, départ pour Shanghai. Je tombe malade dans l'avion. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, voir mon dernier article à ce sujet: http://marieke-en-chine.over-blog.com/article-1615590.html. Régime riz et carotte. Pas mal pour un retour aux sources !
Le 11 janvier rendez-vous avec les élèves de Télécom Paris puis avec la direction afin de parler de "mon expérience en Chine".
Le vendredi 13 janvier grosse journée : entretients au siège de mon futur employeur pour un possible VIE à Shanghai. Quelques heures et trois entretients plus tard j'étais passée de candidate potentielle à candidate tout court. Chouette non ?
Le mardi 17 la RH de mon futur employeur m'appelle : pouvez vous commencer lundi prochain ? Euh... Ok, mais après je prends deux semaines de vacances. Ca s'appelle de la négociation ça. Ben oui, dans la vie professionnelle faut bien commencer !
Le 19 janvier re-conférence, cette fois ci pour les élèves du ParisTech : "de l'intérêt pour les élèves de grandes écoles de partir étudier en Chine". Et oui, partir en Chine c'est un bon plan !
Lundi 22 janvier. Le stress au ventre j'ai commencé mon boulot. Argh... Et ça s'est très bien passé. Une semaine plus tard je prenais 2 semaines de vacances pour me reposer. Et hop, un départ en Tunisie. Merci lastminute.com ! La Tunisie c'était chouette : logés entre Nabeul et Hamamett nous avons visité Tunis, Cartage, Sidi Bou Saïd, le cap Bon, Mahdia, Sousse, Kairouan. Bref, comme d'ab' j'ai pas su rester en place !
Et là ? Ben là j'ai repris le boulot. Et j'attends d'avoir mon visa pour pouvoir retourner dans mon pays. Pardon, pour pouvoir retourner en Chine. Alors, plus à Shanghai ? Mais si, cherchez bien, vous pouvez me trouver dans la rue ! Pas très loin de Xinjiandi !

La veille de notre départ, histoire de fêter ça nous avons décidé d'aller manger avec Céline et Emilio au Paulaner. Un resto allemand. Cher. Très cher. Trop cher. Mais qui propose de la bonne bière. Donc nous sommes allés manger là bas. Et pour 115 yuans j'ai pu déguster une spécialité allemande. Et en prime pour le même prix j'ai gagné une intoxication alimentaire. Un truc assez sérieux qui m'a fait passer une nuit atroce la veille de mon départ et qui m'a fait dormir 10h sur les 12 que durent le trajet dans l'avion... Avec plus de 39 de fièvre. Un chouette cadeau de départ ! Un cadeau qui ne s'est pas vraiment terminé une fois que j'étais arrivée sur le sol français : voilà plus d'une semaine que je suis tombée malade et je commence tout juste à pouvoir manger autre chose que du riz. C'est quand même dommage de venir en France pour manger du riz et des carottes cuites à l'eau !
Moralité de l'histoire : ne plus demander de steak au Paulaner... Et puis cela montre aussi que finalement ce n'est pas en mangeant dans des endroits plus à l'européenne et chers qu'on prend moins de risque. Je n'ai été intoxiquée "que" deux fois et ce dans des restos pas locaux et plutôt chers... Donc : vive les petits bouibouis !
Et dire qu'en temps normal je n'ai pas les séries. Mais là, je sais pas trop ce qui m'a pris. Sur les conseils de ma "co-plein de trucs" (Céline of course) j'ai commencé à regarder. Et j'ai continué. Et avec les séries quand on commence, on ne peut plus s'arrêter ! Heureusement pour moi les dvds piratés sont toujours là en avant première (Céline vient d'acheter la saison 2, moi qui croyait qu'elle n'était pas encore finie aux US...). Mieux que les Dvds, ce qui vient de sortir c'est la série à la télé ! Desperate Housewives est diffusé tous les lundis sur CCTV8. En version light bien sûr.... Et en Chine, on est pas "une maîtresse de maison desespérée", on est "une maîtresse de maison tarée". Ci dessous l'article parut sur le site 7sur7.

"La série américaine Desperate Housewives était diffusée lundi pour la première fois en Chine. Mais les censeurs s'en sont déjà mêlés... "Les maîtresses de maison désespérées" sont ainsi devenues les "Maîtresses de maisons dingues".
Desperate Housewives évoque la vie quotidienne de cinq femmes, impliquées entre autres dans des incendies volontaires, des meurtres ou des affaires extra-conjugales. Dans la version chinoise, quelques scènes de violence et de sexe ont été censurées. Le premier épisode était ainsi plus court de trois minutes que l'original. Un flirt a été complètement coupé et une conversation plus ou moins explicite a été modifiée.
Contrairement à l'Europe et aux Etats-Unis, les téléspectateurs chinois n'ont pas accueilli la série avec enthousiasme. Un fonctionnaire de 49 ans trouvait qu'il y avait encore trop de sexe. Un couple a également déclaré qu'il préférait ne plus regarder. "
www.7sur7.be 20 décembre 2005
Je suis entrain de finir ma vie étudiante. Youhou ! Finies les salles de classes à 0 degré, obligée de rester emmitouflée dans mon manteau et mes gants pour ne pas crever de froid. Finies les heures passées à écouter attentivement -ou pas- ce que le prof raconte, à essayer de comprendre son accent. Complétement fini ? Pas tout à fait ! Il me reste un dernier examen à passer : digital communication. Ca fait rêver non ? La date de l'examen ? Le samedi 7 janvier. Et c'est là que ça devient intéressant : le choix de la date de l'examen.
Le livre de Digital Comm', enfin terminé !
Etant plutôt pressée de rentrer en France -et surtout d'acheter mon billet- il y a quelques semaines de cela j'envoie un mail à mon professeur afin de me renseigner sur la date de l'examen. Ce dernier m'annonce que l'examen sera à priori entre le 13 et le 15 janvier. Argh ! Pas du tout ce qui était initialement prévu ! Donc j'envoie un deuxième email à mon professeur en lui expliquant mon cas : je dois rentrer en France au plus vite pour diverses raisons et que de ce fait la date ultime à laquelle je pourrai passer l'examen sera le 9 janvier. Réponse : "Je vais voir ce que je peux faire avec les élèves, si toutefois la date ne me convenait pas nous tâcherons alors de trouver une autre solution."
La semaine dernière je me rends dans les bureaux d'Air France pour acheter mon billet pour le 10 et là, comble de pas de bol, il n'y avait plus de billet pour le 10. Pour le 9 oui et pour le 11 aussi mais pas pour le 10. Soit. Donc je prends pour le 9. Le soir même la date de l'examen devait être décidée en classe. Avant le début du cours je vais voir le professeur et lui fais part de mon problème : la date ultime à laquelle je peux passer l'examen a changé, c'est le 8. Ok me dit il, et dans le pire des cas vous passerez l'examen au semestre prochain.
Fin du cours. Et maintenant parlons de la date de l'examen. Et tous les élèves de crier le plus fort possible une date qui leur convient. Le prof note les différentes possibilités au tableau : le 5, le 6, le 7, le 8, le 13, le 14, le 16. Et on vote. Le grand vainqueur s'avère être le 16 janvier. Le 16 est alors très largement en tête devant les autres dates. Je me voyais déjà entrain de passer ce fichu exam au semestre prochain. Tout ça c'était sans compter sur l'aide du prof... "le 16 c'est trop tard" annonce-t-il. "Je pense que le 8 est une bonne date". On vote à nouveau. Moins d'un tiers de la classe vote pour le 8. "Parfait, l'examen est le 8". Et là, inutile de vous dire que je suis restée scotchée. Mais ça explique bien des choses : en Chine c'est la minorité qui l'emporte !
Un délégué de classe se lève et demande "Monsieur, vous pouvez nous laisser choisir entre le 6, le 7 et le 8 ? Le 8 est un dimanche" Etonnement du prof. "Oui bien sûr". On revote. Le 6 ? Une main se lève. Le 7 ? 3/4 des élèves lèvent la main (argument : le soir on peut fêter ça). Le 8 ? Seules quelques mains se lèvent. "Soit, l'examen sera le 7 janvier".
Et voilà. En Chine ça se passe comme ça. Moi j'en suis encore toute épatée. J'ai trop de la chance, je vais pouvoir passer mon dernier examen !!! Bientôt la fin de ma vie étudiante, mais rassurez vous : absolument pas la fin de ma vie en Chine, je ne rentre en France que pour quelques jours de "vacances"....
Marieke, en pleine révisions. Si si, j'vous jure !
2006... Une nouvelle année qui commence ! Pour tout le monde ? Et bien non, figurez vous qu'en Chine la nouvelle année ne sera fêtée que le 28 janvier. Et oui, la nouvelle année chinoise (qui sera placée sous le signe du chien) ne commencera qu'un mois après la nôtre. Donc à Shanghai, pour la nouvelle année, pas grand chose à faire... C'est un peu comme pour Noël... Encore que... C'est quand même plus animé. Et les chinois sont de plus en plus nombreux à fêter notre nouvelle année (ils sont aussi de plus en plus nombreux à fêter Noël même s'ils n'en comprennent pas tout à fait le sens...). Enfin, rassurez vous, on s'en est bien sorti ! Resto japonais avec Matthieu from Pékin et des amies à lui puis feu d'artifice à Xintiandi. On a pas pu s'approcher du parc où le feu d'artifice était lancé (500 yuans l'entrée) mais vu que le principe d'un feu d'artifice c'est d'être lancé en l'air, on a pas loupé grand chose ! Et ensuite, histoire de commencer l'année en musique nous sommes allés au House of Blues and Jazz. Un bon début pour 2006 !
J'en profite pour vous faire part d'un texto reçu pour l'occasion, les chinois sont très friands de ces petits messages tout fait que l'on peut trouver sur internet. Celui là m'a été envoyé par un ami et il est plutôt joli.
路的路离不代表心的路离
Même si nos routes sont distantes l'une de l'autre, cela ne veut pas dire que nos coeurs sont distants
少有电话不代表没有牵挂
Même si nous ne nous appelons pas beaucoup, cela ne veut pas dire que je ne me fais pas du soucis pour toi
不常见面不代表没有想念
Même si nous ne nous voyons pas souvent, cela ne veut pas dire que je ne pense pas à toi
在忙碌交织的岁月里祝我们都有一个美好的开始
Dans nos vies occupées où le temps passe vite souhaitons nous à tous un beau départ
玛丽祝你们新年吉利
Mali (c'est moi !) vous souhaite une faste et heureuse nouvelle année

