Jeudi 22 décembre 2005

Mon deuxième Noël en Chine approche à grands pas. Et après un premier Noël, on sait ce qui nous attend. On sait que dans la rue il n'y aura quasiment rien pour nous rappeler que c'est bientôt Noël. On sait que les magasins ne vont pas vous suggérer 1000 et 1 idées de cadeaux. Tout ça, on sait. Ce qu'on ne sait pas vraiment, c'est que quand notre université nous invite à une X'mas party, ça craint. Pourtant l'an dernier nous y étions allées. Et c'était pas si mal que ça... Mais cette année... Cette année.... Faut que je vous raconte !

 

 

17h : Début des festivités.

Rendez-vous dans l'hôtel de Jiatong, dans une salle de spectacle. Une salle chauffée. Ce qui n'est pas pour nous déplaire vu que dehors il fait un vent à décorner tous les cocus (c'est mon papa qui dit ça). Bref, dehors ça souffle fort donc il fait froid. 17h15, début du spectacle. La salle est plongée dans le noir... (non, non, non, c'est pas une panne de courant, c'est pour les zeffets spéciaux). "Musique" à fond. Si tant est soit que l'on puisse appeler ça de la musique : beuglements sur rythmes de rap par des coréens. Et ce pendant plus de 3 minutes... Ne pas rigoler, ne pas rigoler, ne pas rigoler. Fin des beuglements. Entrée en scène de 6 "rappeurs coréens" et deux chanteurs (tout aussi coréens). "Musique". Du rap. Et des mouvements de corps.... Intéressant.... Intéressant... Ne pas rigoler, ne pas rigoler, ne pas rigoler... Ouf ! Fin ! Si j'avais su... Arrivée tonitruante d'une grosse vache coréenne en haut rouge moulant et mini jupe noire et de partenaire : un petit japonais tout keuss' : ils sont les deux présentateurs de la soirée. Argh ! Qu'est ce que je fais là ? La fille hurle dans son micro. Et ça me porte sur le système. Après moulte "xiexie dajia" (merci à tous -- ils ont pas du lire mon article précédent...) on passe à la deuxième présentation. Un chanteur et une chanteuse (chanteuse dont nous n'avons réussi à identifier le genre qu'après moultes hésitations). Et ils ne savaient pas chanter... Ne pas rigoler, ne pas rigoler, ne pas rigoler.... Fin. Ouf. Ah non ! Retour de l'hystérique ! "Mais où est passé mon acolyte ? Vous ne l'avez pas vu ?" Non... On l'a pas vu... Il est peut être parti tellement il avait honte. Ah non ! Le revoilà ! Avec un violon ! Pour la petite histoire le même jeune homme nous avait joué du violon l'an dernier. Et il avait joué le même morceau. Mais cette année il l'a mieux joué. Encore heureux, après un an de pratique ! En tout cas c'était beau et reposant. On passe à la suite... Suite farfelue s'il en est : un "quizz" ! "Alors si vous connaissez la réponse, il faut dire très fort "ping-pong" et celui qui le dit le plus fort aura le droit de répondre. Compris ? On fait un essai ! A vous" Et la salle "..." Et l'hystérique "Allez, allez, ping-pong" Pour qu'elle se taise certains ont joué le jeu et ont dit "ping-pong". Et le "quizz" a pu commencer. Concernant les questions, il y en avait pour tous les goûts : Combien y a-t-il de minorités en Chine ? (non, non, non, pas 56 ! Il y en a 55, les hans c'est pas une minorité, c'est une grosse majorité !) Quel est le pays le plus peuplé du monde et quelle est sa capitale ? (Oui, je sais c'est facile, mais j'ai pas osé répondre, fallait beugler "ping-pong" et moi je sais pas beugler) Qui sont les quatres beautés chinoises (Là on s'est bien marré, il y en a un qui a donné le nom de 4 profs...) L'ours polaire est-il un animal qui hiberne ? (la réponse est non) Et plein d'autres questions dans le genre... 25 questions plus tard, fin du "quizz". On continue les programmes. Deux chanteurs : pathétique. Le premier chantait faux et le deuxième a eu son micro éteint pendant les 2 premières minutes. Remarquez, pour le bien de la salle il aurait mieux vallut qu'il le laisse éteint ! Le pauvre ne savait même pas les paroles de la chanson alors du coup il devait tout le temps les relire... Fin du massacre. Dernière performance.... Roulements de tambours... Les spices girls coréennes, en plus nombreuses et en plus vulgaires. Mini jupes, mini shorts, casquettes et bottes à talons aiguilles. Les jeunes filles nous ont interprété des corégraphies ma foi très originales, le tout c'était d'oser. Elles nous ont fait 4 morceaux sans sourire, à croire qu'elles s'ennuyaient autant que nous ! Ca y est ! Fin du spectacle. Mot du directeur pour finir en beauté "Bonne année à tous, bonne santé, noyeux joël et blablabla" et hop on va manger !

 

 


Bandboy coréen     

 

 

Le "quiz"

 

 

18h : Le buffet.

Le repas avait lieu dans le restaurant qui est juste à côté de notre dorm. Essayez d'imaginer plus de 150 personnes entassées dans une salle de resto. Et un buffet. Et je peux vous dire que les coréens, japonais, indiens et tout le reste (français compris), c'est comme les chinois : ça ne fait pas la queue. Donc c'est la lutte pour la vie. J'aime pas les buffets. Une fois nos assiettes remplies, il nous a fallut trouver une place. Là bas ! Une table quasi vide. J'aurai du m'en douter... Si elle était vide la table, c'est qu'il y avait une raison. La raison ? L'enceinte sonore. J'ai donc passé tout mon repas la tête dans l'enceinte avec une musique tout aussi nulle que celle du spectacle... J'ai failli couper le fil mais on m'a retenue... Dommage... Le repas était bon, l'ambiance était sympa (surtout musicale). Bref, un moment unique. Donc aussitôt notre repas avalé, nous sommes parties. Avant de partir, distribution de cadeaux : des Raffaelos. Et comme dit Céline, nous on préfére les Ferreros. Enfin bon, ne nous plaignons pas on a quand même eu un cadeau !

 

Ce qui m'étonne le plus après tout ça c'est que ce matin, il fait très beau. Avec autant de faux chanteurs je m'attendait à de la pluie moi... Bon, y a pas à dire, côté X'mas party à Jiaotong University y a encore des progrès à faire !

 

Marieke, mauvaise langue, mais qui vous souhaite quand même un Noyeux Joël !

par Marieke Flament publié dans : Ma vie quotidienne
Mercredi 21 décembre 2005

La Chine est devenu la 6ème puissance mondiale en matière de PIB. Elle se retrouve donc classée juste derrière la France. D'ailleurs, si on compte Hong-Kong comme appartenant à la Chine, la Chine est la 4ème puissance mondiale. Devant la France (pour les détails du classement, voir ici). Bref, la Chine est une grosse puissance mondiale. Et comme chacun sait, à chaque grande puissance mondiale, il faut sa part de pétrole (faut bien de l'essence pour les faire rouler les QQs !). L'empire du milieu est donc entré dans la course au pétrole, réclamant sa part du gâteau africain. Avantage non négligeable pour les chinois : ils ne négocient pas de pétrole contre une avancée des droits de l'homme dans le pays producteur (comment le pourraient ils ?). Autre avantage : leur force de travail : les chinois n'hésitent pas à reconstruire des bâtiments, à apporter leur savoir faire et leur efficacité dans les pays producteurs.
Le pétrole chinois est le nouveau terrain d'affront entre la Chine et les Etats-Unis, entre ces deux puissance les terrains de mésentente sont de plus en plus nombreux. Ci-dessous l'article parut sur Yahoo actualités, "Les chinois de plus en plus présents dans le pétrole en Afrique".

 

 

"DAKAR (Reuters) - Pionniers d'une économie à la croissance galopante, les hommes d'affaires chinois dament de plus en plus le pion aux Occidentaux dans les pays d'Afrique producteur d'un pétrole dont Pékin est de plus en plus friand.

Plus d'un siècle après le partage du continent noir entre les puissances coloniales, les mêmes pays doivent désormais compter sur la rude concurrence des Chinois dans la course aux réserves pétrolières africaines.

Or les compagnies chinoises ont un avantage sur les sociétés européennes ou américaines car celles-ci sont de plus en plus attendues sur les questions de transparence et de bonne gouvernance, ce qui est loin d'être le cas en Chine.

Des déserts du Soudan et de Mauritanie aux réserves offshore nigérianes et angolaises, les compagnies chinoises se montrent de plus en plus agressives pour conquérir de nouvelles concessions afin d'alimenter une économie très demandeuse de pétrole.

Pékin avait balisé le terrain d'un point de vue politique dans les années 1960 et 1970 en finançant les guerres de libération qui avaient ravagé le continent et en soutenant les nouveaux gouvernements indépendants.

PLUS DU QUART DES IMPORTATIONS CHINOISES

"La Chine est engagée de longue date en Afrique, initialement d'un point de vue diplomatique. Mais désormais, cela répond à de véritables impératifs commerciaux, à savoir la nécessité de trouver de nouvelles sources de pétrole à long terme", a dit Antony Goldman, de Clearwater Research Services.

Certains spécialistes américains affirment que la Chine achète 28% de son pétrole en Afrique, principalement en Angola, au Soudan et en République démocratique du Congo (RDC).

Cette offensive chinoise en Afrique, qui se traduit par des partenariats au Nigeria et en Angola, par la construction d'infrastructures au Soudan et au Mali, par des campagnes de prospection au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad, menace les ambitions américaines.

Près de 15% des importations américaines proviennent du golfe de Guinée, sous-région regroupant les principaux producteurs africains que sont le Nigeria, l'Angola et la Guinée équatoriale. Les spécialistes estiment que cette part pourrait atteindre les 25% car Washington cherche à réduire sa dépendance énergétique envers le Proche-Orient et le Venezuela.

Or l'arrivée de la Chine dans cette compétition pourrait saper les stratégies américaines et européennes.

Si les Etats-Unis et l'UE commencent à jouer de leurs investissements pétroliers pour faire avancer les questions des droits de l'homme et des réformes démocratiques en Afrique, "le gouvernement chinois est prêt à s'engager sur la voie des investissements en Afrique sans exiger de contrepartie".

LE RESEAU FERRE ANGOLAIS

"Comme la Chine n'est pas un modèle (en matière de transparence, de bonne gouvernance et de promotion des droits de l'homme), les pratiques de la Chine en Afrique devraient saper les objectifs américains", a estimé Carolyn Bartholomew, une experte américaine des relations sino-américaines.

Les spécialistes mettent en avant les exemples du Soudan et de l'Angola, deux pays au centre de la stratégie de développement des compagnies pétrolières chinoises.

Celles-ci jouent un rôle très important dans le secteur pétrolier soudanais. Elles ont notamment bâti une raffinerie à Khartoum. Le Soudan est l'objet d'une veille accrue de la communauté internationale du fait des exactions au Darfour.

Les géants américains Chevron et ExxonMobil ont toujours une place centrale dans l'industrie angolaise et leur expertise offshore est incontournable. Mais la Chine vient de prendre la place des Etats-Unis en tant que premier client de l'Angola en matière pétrolière.

La stratégie chinoise s'est notamment traduite par des investissements massifs, comme la reconstruction du réseau ferré angolais, dévasté par la guerre civile.

"C'est beaucoup plus dur pour ExxonMobil de dire 'On va vous construire des voies ferrées'", a résumé Goldman."

 

 

Yahoo actualité, 15 décembre 2005

 

par Marieke Flament publié dans : Chine et politique
Lundi 19 décembre 2005

En Chine les deux choses qui m'ont probablement le plus frappées et qui me frappent encore aujourd'hui après plus d'un an passé dans le pays sont : la modestie qu'il faut montrer lorsque l'on vous complimente et les us et coutumes concernants la politesse (j'en vois déjà qui me disent "Qu'elle politesse ?"). Ci dessous, deux leçon qui peuvent vous sauver la vie et vous éviter de passer pour un stupide Xifangren (gens de l'Ouest).

 

Leçon numéro 1 : A un compliment reçu tu ne diras point "merci"

Quand en Chine on vous fait un compliment (du style "tu parles bien chinois", "tu joues trop bien au basket" ou autres) ne surtout pas dire "merci" . Même "merci" en ayant l'air gêné, ça passe pas. Cela montre que l'on est autosuffisant. En Chine quand on vous fait un compliement, le mieux est de dire "nalinali" (comprendre "où ça ? où ça ?"). On peut aussi nier en disant tout simplement "mais non, pas du tout". En fait le plus dur c'est au début. Quand on ne sait pas. Et qu'on dit "merci". Bêtement. Mais après on sait. Alors on nie (même si au fond, tout au fond de soit, on se dit "je sais !"). Moi maintenant j'ai pris le coup, alors quand on me dit que je parle bien chinois, je réponds "où ça? où ça?". Enfin je dis ça... Mais je sais où c'est !

 

Leçon numéro 2 : Tu n'abuseras pas du mot "merci"

Ca c'est le plus dur. Même encore aujourd'hui, je n'arrive pas à m'y faire : ne pas trop dire merci. C'est quoi pas trop ? C'est jamais. Ne pas dire merci quand on vous donne quelque chose, ne pas dire merci dans un restaurant... Mais y a rien à faire, moi on m'a tellement dit "dis merci à la dame" que je dis merci à toutes les dames et à tous les monsieurs. Non, blague à part, en Chine quand on dit merci c'est pour mettre de la distance. Ce n'est en aucun cas une marque de respect. Les vrais amis ne se remercient pas, s'ils le font c'est que ce ne sont pas des vrais amis. J'ai longuement discuté de tout ça avec mon tandem cet après-midi, et après moultes échanges sur le sujet (où j'étais censée avoir retenu la leçon : ne pas trop dire merci) le mot défendu m'a échapé de la bouche quand il m'a tendu mon sweat. Xiexie. Arg ! Loupé ! Y a rien à faire.... Ca sort tout seul. Remarquez, ça change quand même un peu, moi je dis merci tout le temps (je suis bien élevée, hein maman ?) et les gens me répondent : "bukeqi" (point trop de politesse), et ça n'a pas l'air de les choquer outre mesure. Là où c'est plus choquant c'est entre amis. Mais vous, pouvez vous laisser un ami vous inviter à manger et ne pas lui dire merci ? Et bien il faut. Sinon ça veut dire que ce n'était pas si bien que ça. Il vaut mieux faire des compliments sur le repas, ou sur la soirée. Mais surtout, surtout, ne pas dire merci !

 

Marieke, qui ne vous remercie pas d'avoir lu son article (je deviens chinoise je vous dit !)

Jeudi 15 décembre 2005

Danjie, c'est son nom. Danjie a 24 ans. Et c'est une basketteuse professionnelle, à la retraite. Vous avez bien lu. Elle a 24 ans et est à la retraite. L'autre jour, avant notre entraînement -qui n'a pas eu lieu, vu que les filles partent pour une compétition au Japon, elles avaient une réunion, mais pas nous, vu qu'on y va pas, d'ailleurs, moi, que j'y aille pas, c'est normal, mais mon amie Danjie, elle, qu'elle y aille pas c'est pas normal - nous avons pu discuter un peu. Voilà maintenant plus d'un an que je la connais et je ne savais pas tout ce qu'elle m'a dit. Loin de là. Son histoire m'a beaucoup touchée, je vais essayer de vous la raconter...

 

 

Danjie est une jeune fille chinoise pas tout à fait comme les autres. A l'âge de 12 ans, poussée par ses parents (anciens basketteurs preofessionels) elle a commencé à jouer au basket et est rentrée en sport études. Un sport étude qui d'après ce que j'ai compris ressemble aux notres. Un endroit où on lui a dit qu'elle ne pourrait jamais être professionnelle car elle était trop mince. Mais elle l'a fait. A 16 ans deux possibilités se sont offertes à elle : rejoindre un club professionnel ou bien jouer pour une université. Son désir le plus fort étant de jouer pour l'équipe de Chine, elle a choisi de rejoindre un club professionnel. Ayant depuis son plus jeune âge été scolarisée dans sa province natale, elle a appris au moment de signer son contrat qu'elle ne pourrait jouer que pour cette province étant donné que c'est sa province qui avait auparavent payé pour elle tous les frais.

 

Danjie est donc devenue joueuse professionnelle à l'âge de 16 ans. Et là, ont commencé pour elle des années difficiles. Elle m'a décrit un milieu où la compétition était au rendez-vous tous les jours. Des entraînements 3 fois par jour, plus de 20 systèmes à connaître par coeur et à rédiger sur papier tous les jours... Des entraînements qu'elle faisait elle toute seule pour essayer de devenir meilleure, pour accrocher son rêve : devenir joueuse de l'équipe de Chine. Les conditions n'étaient pas faciles : les filles étaient logées par chambre de 2, habituellement une ailière avec une pivot afin de créer plus d'affinités. Voir une joueuse qui joue au même poste que soit se blesser était une aubaine, cela signifiait qu'on aller gagner du temps de jeu. Le tout pour 600 à 2000 yuans par mois.

 

A 20 ans elle est devenue la plus jeune joueuse d'une compétition de jeux chinois qui ont lieus tous les 4 ans. Elle m'a décrit une époque où elle signait des tee-shirts, était prise en photo, répondait à des interviews... La grande époque. Une époque où elle travaillait dur pour devenir joueuse de l'équipe de Chine.

Ce rêve, elle l'a touché du bout du doigt. Le coach de l'équipe de Chine l'avait repérée. Il en avait fait part à la coach de Danjie. Elle allait enfin assister aux entraînements de l'équipe de Chine. Réputée pour son shoot infaillible à 3 points, elle avait sa place dans cette équipe. Sacrée meilleure joueuse de son équipe lors de son dernier match, Danjie n'a jamais pensé qu'elle allait devoir arrêter là sa carrière.

Quelques jours plus tard, en salle de musculation, en soulevant 80 kilos, son dos s'est bloqué. Son médecin traitant lui a dit qu'elle ne pourrait plus jamais jouer au haut niveau, 3 de ses vertèbres c'étaient déplacées. Et là, le gouffre. Le trou noir. Danjie ne savait faire qu'une chose : du basket. Que faire ? Elle a alors postuler pour rentrer à Jiaotong, l'unique université de Chine qui accepte les anciennes joueuses professionnelles. Contre leurs bons et loyaux services, on leur donne un diplôme. Danjie a passé un test et a été acceptée par le coach.

Le seul problème dans tout ça ? C'est qu'une fois son admission faite, Danjie n'a pas retrouvé le coach qui l'avait acceptée. Mais à sa place, une coach. Et de vous a moi, j'aime autant vous dire qu'elle est pas facile la coach. Et le courant n'est pas passé entre la joueuse et la coach. Enfin, je devrais plutôt dire que la coach a pris la joueuse en grippe. Pour des sombres et obscures histoires.... Et donc Danjie, après avoir été une joueuse adulée et passée au rang de joueuse rejetée. Et donc, elle ne part pas au Japon. Pourquoi ? Elle ne le sait toujours pas. Ce qu'elle sait c'est qu'elle ne peut pas démissionner. Aller trouver les responsables du département sportif serait un suicide : c'est sa parole contre celle de sa coach. Et il est beaucoup plus facile pour une coach de descendre une joueuse que l'inverse. Donc tout ce que peut faire Danjie aujourd'hui, c'est aller aux entraînements (tous les jours du lundi au vendredi) tout en sachant qu'elle ne peut pas aller aux compétitions. Moi, ça me fait mal au coeur de voir ça...

 

Mais elle ne va pas se laisser abattre. Pas par si peu. Elle est passé par des moments beaucoup plus difficiles que ça. Et maintenant elle a un nouvel objectif : partir étudier aux Etats-Unis. L'an dernier elle a brillament passé le TOEFFL, le premier examen de sa vie. Elle postule maintenant pour des universités américaines. Voir autant de détermination ça rend humble. Alors moi je dis, chapeau bas ! Et je te lui souhaite de réaliser son nouveau rêve, mais je lui souhaite de le réaliser pleinement cette fois ci !

 


Danjie, passe foot américain, vers son nouveau rêve ?

par Marieke Flament publié dans : Ma vie quotidienne
Dimanche 11 décembre 2005

Il manque près de 33 millions de femmes en Chine. 33 millions !!! La moitié de la population française.... La politique de l'enfant unique n'a pas que du bon : les familles préférent en effet avoir un fils étant donné que celui ci restera vivre avec sa famille tandis qu'une fille devra aller vivre dans sa belle-famille. D'où le proverbe "élever une fille revient à arroser le jardin du voisin". Conscient de ce problème, le gouvernement chinois tente de revaloriser l'image de la femme, on voit souvent des publicités où le modèle familial est construit autour d'un couple avec une petite fille. Le nombre de garçons naissant par fille est plus élevé à la campagne qu'à la ville, c'est donc en campagne qu'il sagit de redorer l'image des filles. Ca va faire un paquet de célibataires ça ! A moins qu'il n'y ait en Chine un arrivage massif de femmes... Ou bien que les chinois s'exportent !

Ci dessous un article parut au mois de mai dernier sur le sujet publié sur le site sisyphe.org

 

 

"Il manque 66 millions de femmes", titre le magazine Science & Vie de ce mois de mai. On y apprend que depuis les années 1980 se pratique un eugénisme particulier en Inde et en Chine : les naissances masculines y sont privilégiées quasi systématiquement. Le résultat est que, d'ores et déjà, 40 millions d'hommes indiens et chinois sont concernés, et que, si rien n'est fait aujourd'hui, un effondrement démographique mondial nous est promis pour 2050.

A cette nouvelle s'ajoute l'annonce que le phénomène est similaire dans les pays voisins de ces géants démographiques que sont l'Inde et la Chine et, de plus, les chiffres des "sex-ratio" mondiaux donnés, qui vont de 105 garçons pour 100 filles pour l'Amérique du Nord à 117 garçons pour 100 filles pour la Chine, sont partout dans la monde à la faveur des naissances masculines. Et, pour tout du moins les pays dits développés, cet avantage persiste en raison des progrès médicaux qui heureusement parent à la selection naturelle : les garçons sont naturellement plus fragiles que les filles.

Cette prise de conscience a amené la Chine et la Corée à mettre en place des propagandes pour valoriser l'image des filles, propagandes qui ont l'air efficaces puisque la remontée des naissances de filles est depuis effective.

Cependant, les chiffres concernant la mortalité féminine pour cause de mauvais traitements discriminatoires dans le monde n'entrent pas dans le calcul de cet article. Or, ces chiffres sont halucinants pour ce qui ne serait-ce que du nombre de fillettes et de femmes touchées par le sida actuellement. Le déficit peut donc être supposé bien plus important.

A cet ensemble, ajoutons les 600 000 femmes qui meurent chaque année suite à des grossesses à problème, les bataillons de femmes qui meurent à cause des violences dites conjuguales, 14 000 par an en Russie, par exemple.

Le déficit est incontestablement d'une ampleur bien plus sévère que nous le dit cet article de "Science et Vie".

Une surabondance virtuelle

En corrélation avec ces informations, j'observe une suranbondance virtuelle de femmes qui est créee dans les pays dits développés non seulement par le matraquage publicitaire - nous croulons sous les images de femmes dont le corps est utilisé pour tout vendre - mais aussi par ces déportations, que je qualifierais de massives, de jeunes filles venues de l'Europe de l'Est, d'Afrique, des Phillipines, d'Amérique du Sud, du Sri Lanka qui sont exploitées par les réseaux internationnaux de prostitution.

Il faut d'urgence agir !

Si nous connaissons en Occident une paix qui dure depuis près de soixante ans, cette paix n'a pas été la même pour tous les êtres humains, et la guerre des sexes, elle, a continué en silence malgré les combats féministes, les lentes prises de conscience des différents gouvernements. Aujourd'hui, à cause des "traditions patriarcales" trop longtemps tolérées par démagogie, nous sommes devant un curieux constat : l'humanité ne serait-elle pas elle aussi en voie de disparition, si nous continuons ainsi ?

 

Gishlaine Fisher, 25 mai 2005, sisyphe.org

 

par Marieke Flament publié dans : Chine et politique
 

Newsletter

Inscription à la newsletter

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus