On ne peut pas dire que les produits en Chine soient de qualité... Et ce du vélo - qui au bout de 3 mois est tout rouillé et fait tellement de bruit qu'on sait à 100 mètres que vous arrivez- aux dents. Je m'explique : il y a un peu moins d'un mois, (voir mon article) je suis allée chez le dentiste pour me faire réparer une dent. Et hier soir, oh surprise, en me brossant les dents, j'ai failli m'étouffer avec un morceau de ma nouvelle dent. Et j'ai maudit la qualité chinoise. Vous l'aurez compris, en Chine votre meilleur ami est le tube de colle archi forte. Mais bon, j'ai pas oser pour ma dent...
Vu que je râle souvent, me plaindre, c'est pas nouveau (voir mon article sur la qualité chinoise à ce sujet). Alors aujourd'hui j'ai décidé d'innover, je vais positiver et ce en vous parlant de l'efficacité sans nom des services après vente en Chine. Comment ça je suis cynique ? Et vu que ça fait plus d'un an que je suis là, je peux vous dire que j'en ai fréquenté des services après vente !
Certes j'ai failli manger un morceau de fausse dent, mais en Chine les réparations ne sont pas ce qu'il y a de plus embêtant. J'ai donc pris rendez-vous aussitôt (c'est pratique, on peut prendre rendez-vous en ligne). Mon rendez-vous était donc pour aujourd'hui. Je suis retournée à la clinique et en moins de 20 minutes ma dent était réparée et ce pour gratos. C'est ça qu'il y a de bien : c'est rapide et pas cher.
Idem pour le vélo : la pédale casse, hop, on l'amène chez le marchand qui le répare aussitôt pour la modique somme de 2 yuans. Pas de rendez-vous à prendre, de devis à faire et de main d'oeuvre à payer. Car la Chine a ça de bien : c'est pratique. C'est cassé ? (Ce qui au bout de plus d'une utilisation est malheuresement normal pour la plupart des objets...), pas de problème, on répare. Cette histoire de dent m'a rappelé des bons souvenirs... Le côté pratique de la Chine.
L'an dernier, à peine arrivée en Chine, en marchant dans la rue je casse mon talon de chaussure. Et pour moi, rien ne peut être pire que casser une chaussure : je chausse du 45 et déjà en France c'est pas facile à trouver alors je vous raconte pas la galère en Chine. Donc me voici clopinant clopinette mon talon à la main dans les rues de Shanghai. Et là, je trouve un cordonnier. Je m'asseoie et en 20 minutes mon talon est réparé pour la modique somme de 20 yuans (j'ai d'ailleurs compris plus tard que je m'étais grave fait arnaquer... Mais il m'aurait demandé 100 yuans, je lui aurait donné que pour moi cette paire de chaussure était importante).
Lorsque mes parents sont venus en Chine, mon papa s'était acheté une paire de gant au "Fake market". Mais comme chacun le sait (n'est ce pas keumette ?) au fake market, on ne vend pas de la qualité. Et donc les gants de mon papa étaient décousus. Et l'annulaire de mon papa avait froid. Qu'à cela ne tienne, le premier cordonnier que nous avons rencontré lui a réparé ses gants pour gratos !
Mon appareil photo canon (je sais, c'est japonais, n'empêche que) m'a lui aussi causé des misères. Mais là encore, pas de problème : il suffit de l'amener au service après vente où le devis est fait en 10 minutes et où l'on vous dit de revenir le lendemain récupérer votre appareil. Idem quand j'ai eu un problème avec mon ordiateur portable : il a été réparé pour 200 yuans (le ventilo avait lâché) en moins de 24h. Avouez que c'est pas en France que ça arriverait ! A défaut d'avoir des produits de qualité, le service après vente est excellent. Remarquez, cette histoire de qualité a du bon pour l'économie : c'est tellement peu cher que la plupart du temps, mieux vaut remplacer que réparer ! Donc on achète, on achète, on achète. Et si vraiment on tient à faire réparer, on peut, et ce rapidement et pour pas cher. Là encore, soyons cyniques, ça a du bon pour l'économie : ça créé de l'emploi !

Un vélo tout rouillé... Heureusement que c'est pas le mien ! Encore que... Le mien en plus de la rouille il fait un boucan d'enfer !
Mon vélo c'est concerto pour pédales à une pédale en rouille majeure...
Je me suis jamais autant énervée de ma vie sur un article... Ca fait 3 fois que je recommence ! A force de tout refaire ça finit par ne plus être marrant du tout... Bref, si dessous le récit d'une aventure rigolote à la base !
Il m'est encore arrivé un truc marrant. Et un peu hors du commun. Enfin je dis "il m'est arrivé", je devrais plutôt dire "il nous est arrivé". Avec Emi nous avons été "repéré" par des gens de la compagnie Pioneer pour être mannequins pour leur prochaine campagne de pub. On a dit oui. Récit d'une journée pas comme les autres...
Lever à 6h. Dur ! Ouhla ! J'ai une sale tête, une très sale tête... Faut dire aussi, qu'elle idée de devoir se lever aussi tôt ! 6h45 on saute dans un taxi et 45 minutes plus tard, nous voilà arrivés. A 8h, la maquilleuse/coiffeuse/habilleuse et son assistante arrivent. 8h05 : "Mali -c'est mon prénom chinois- on va au maquillage". 50 minutes plus tard, fin du maquillage coiffage. Non, non, non, vous ne rêvez pas ! Il lui a fallut 50 minutes pour me ravaler la face. Maintenant au tour d'Emilio. Je n'ai même pas eu le temps d'aller à l'autre bout de la pièce qu'il était déjà prêt. C'est pas juste. Pour un garçon c'est 5 minutes pour une fille c'est 50.

Du maquillage, du maquillage et encore du maquillage...
Maintenant, habillage. Pour moi, petite robe de soirée. Ca caille grave !!! Alors pour pas que j'attrape un rhume on me colle un pansement chauffant sur le dos. Bien pratique ce truc. Et ça tient chaud au dos. Seul petit hic, j'ai toujours aussi froid au pieds. Alors on nous apporte un espèce de ventilo chauffant.. C'est tellement chaud que ça a faillit me bruler. Séquence numéro 1, avoir l'air amoureux. Facile. Enfin presque. Moi je devais avoir l'air amoureuse en regardant le sol.

Fin de la séquence 1. Remaquillage, couche numéro 2. Séquence numéro 2, un peu dans le même style que la précédente mais en changeant de position cette fois ci. Et ainsi de suite, de séquences en séquences et de remaquillage en remaquillage. Il était même pas midi et j'en avais déjà marre.

On fait des bêtises
Pour le repas, un plateau repas apporté au studio, on a pas de temps à perdre ! J'ai bouffé autant de gloss et de rouge à lèvre que de riz mais c'était quand même bon. Après le repas ce fut au tour d'Emilio : avec un téléphone dans la poche, en remettant sa cravate, de dos, de face, de profil... Et moi pendant ce temps ? Moi j'avais froid et je jouais les paparazzis avec mon petit numérique.

Au petit soin pour Emi
"Mali, maquillage !" Encore ??? Mais j'en ai encore plein du maquillage ! Probablement plus assez... Et hop, on remet une couche. Changement de robe. Ca y est, je suis enfin prête. Enfin presque. A une mèche de cheveu près. Et cette mèche, qu'est qu'elle nous a embêté. Donc moi j'attendais bien sagement dans une position inconfortable au possible que les gens au dessus de ma tête se mettent d'accord sur la mèche de cheveu. Au bout de 15 minutes ils ont fini par s'entendre. Et on a pu prendre les photos.

La lutte pour une mèche de cheveux
Maintenant changement de coiffure. La coiffeuse a commencé par me faire des bouclettes. Puis elle a délégué à son assistante. Qui m'a cramé la tête. La manager est venue... "Non, non, non, c'est pas ça qu'on veut". Donc elles ont du recommencer. L'assistante mananger est venue "Mais pourquoi vous avez changé ?" Et donc .... On a recommencé ! Argh ! J'ai failli craquer, je l'avoue. Faut dire que j'en avais plus que marre. Hop, retouche maquillage et ça y est, on peut y aller. On a du jouer les Mr and Ms Smith. Enfin, pour nous c'est plutôt Mr and Ms Sanz.

Ms Sanz
Après avoir joué la tueuse avec mon téléphone à la main, il ne me restait plus qu'une séquence à faire. S'quence pour laquelle je devais encore changer de tenue : mettre cette fois ci la chemise d'Emilio et un tout tout tout petit short en jean. M'allonger par terre avec un coussin sous le ventre et avoir l'air contente...

18h30, fin d'une loooooooooooooooooooongue journée. On peut enfin rentrer...On s'est bien marré mais on était vraiment crevé, c'est fatiguant ce métier ! Et le résultat de tout ça ? On le verra quand ? Si tout se passe bien, en janvier à Shanghai dans le quartier de Xinjiandi et sur le site internet chinois de Pioneer. Ca va nous faire tout drôle je sens...

Avec un téléphone en carton
L'illégalité... Vaste sujet en Chine ! Je vais juste vous raconter quelques annecdotes de vie quotidienne ! Céline vient de vous parler des QQ (à prononcer "qiuqiu"), ces petites voitures multicolores bien pratiques qui pour 5 kuais vous emmènent à la station de métro ou à Auchan. Mais voilà, hier soir, en descendant du métro, pas de QQ. Et un froid atroce. Argh ! Trouver un QQ... Là, en voilà un ! Je monte et je commence à tailler la bavette avec le chauffeur. Pourquoi il n'y a pas de QQ aujourd'hui ? Et bien il y a eu une descente de policiers. Et les QQ, comme chacun sait, c'est illégal ! On voit bien que ces pas les flics qui doivent rentrer chez eux à pieds !
Une fois arrivée à l'université, je me rends à mon resto préféré : le troittoir d'en face. Pour 3 yuans j'ai des nouilles sautées, pour 2 yuans une super crêpe, pour quelques yuans un kilo de pomme, ou une grosse orange et plein d'autres délices. Sur le troittoir d'en face il y a un chouette petit marché. J'ai faim, j'ai eu une longue longue journée donc je commande des nouilles. Et je discute avec le marchand. Et tout à coup, panique à bord, alarme : v'là les flics ! Panique à bord, mon cuisinier me dit de le suivre. La situation devient très cocasse, tous les petits vélos s'en vont le plus vite possible, on se bouscule, on manque de renverser les vélos, on met le feu au pare-vent; bref, la panique ! Le calme revient, tout le monde rigole, les flics ne sont pas descendus de leur voiture. C'était juste pour faire peur ! Mon petit cuisiner fini de me préparer mes pâtes en s'excusant pour le dérangement (j'ai du poursuivre son vélo histoire d'avoir mes nouilles) et me demande si en France c'est pareil... Ahlala ! Je lui ai dit que non, en France on a pas la chance d'avoir de si bonnes choses à manger pour si peu cher !
Là où s'est marrant, c'est qu'un jour on va voir les flics manger sur le petit marché, et le lendemain, hop, les directives ont changées, on ressert la vis, on arrête tout le monde. D'où l'intêret d'avoir des guanxis !
Moi je deviens comme tout ces petits marchands illégaux : je maudis chaque descente de flics. Car qui dit descente de flics dit pas de nouilles à 3 yuans et pas de petit taxi. Ca a du bon l'illégalité !

Sur le petit marché d'à côté, un vélo qui vend des Dvds
Marre marre marre !!! Ras-le-bol du great firewall. Je m'explique... Avec Céline, nous sommes en lutte depuis ce matin pour trouver un proxy qui marche. Un proxy c'est quoi ? Un proxy c'est LE truc indispensable qui nous permettait il y a encore peu d'accéder à des sites dits "sensibles", comme Wikipédia par exemple. Il semblerait que la méthode d'utilisation des proxys ne se soit trop répandue... Et du coup... Blocage des proxys. J'ai beau entrer n'importe qu'elle liste de proxy sur proxyway, rien à faire, il ne trouve rien. Plus moyen de trouver un proxy valide. Là pour le coup, je nous vois males parties. En Chine, pour pouvoir surfer, faut être hacker professionnel. La hackeuse que je ne suis pas à donc un nouveau défi à relever : à moi de trouver une méthode pour franchir le great firewall ! N'empêche que... Ras-le-bol ! Marre de jamais pouvoir surfer librement. C'est toujours la même chose. On trouve une méthode pour contourner le sytème, et hop, peu de temps après, la méthode ne marche plus, le great firewall est devenu plus performant. Pas étonnant si l'on sait que plus de 30 000 personnes travaillent tous les jours à la vérification du bon blocage des sites "sensibles". Tout ça bien entendu pour le bien de la population, pour l'ordre et la sécurité.
Y à rien à faire... Proxyway ne trouve rien. Sur toute la planète, aucun proxy de disponible, à croire qu'ils sont tous tombés... Je sais pas pourquoi, j'ai un doute !
Rectification : Matthieu vient de me donner un prxy situé en Corée du Sud qui marche. N'empêche que... On utilise la même liste et il semblerait que pour moi elle ne soit pas correcte ! Etrange...
Ca c'est un truc à savoir quand tu viens en Chine. Si t'as pas de 关系 (guanxi - relation) t'es un homme (ou une femme) mort(e). Ici plus qu'ailleurs, avoir de bonnes relations (de préférence haut placées) c'est vital. Les relations, ça fait partie du système D (D comme débrouille, pas comme démerde, n'est ce pas maman ?) à la chinoise.
Je viens d'être victime aujourd'hui de cet affreux (affreux affreux) phénomène. Et ça m'a grave gonflé. Je vous raconte. Aujourd'hui, comme de nombreuses fois, je vais à mon entraînement de basket à Xuhui. Et j'aime autant vous dire que je suis motivée parcequ'il me faut 1h aller, 1 retour pour un entraînement d'une à deux heures. Donc je vais à l'entraînement. Et là, pour une fois, nous étions 10 filles. Ce qui est assez rare. 10 filles. Pour ceux qui ne le savent pas (honte à eux) le basket se joue en deux équipes de 5. Donc 10 joueuses c'est parfait pour faire un match. Mais ça, c'est sans compter sur la présence d'un gros tas. Parcequ'il n'y a pas d'autre mot possible pour décrire le directeur du département sportif de mon université. C'est un gros tas. Un gros tas qui pense savoir jouer au basket. Qui a chaque fois manque de blesser une joueuse tellement il sait pas jouer, mais ça on s'en fou. Vient le moment de la constitution des équipes. Et le gros tas (appelons le GT, je connais pas son nom !) veut jouer. Et donc devinez qui va cirer le banc ? Moi dans un premier temps ("normal", je suis pas titulaire, n'étant pas chinoise je ne peux pas jouer les matchs) puis mon amie Danjie (elle aussi victime d'injustices au sein de l'équipe, probablement parcequ'elle n'a pas les 关系 (relations) qu'il faut). Donc pour que GT, qui est directeur du département puisse jouer, mon amie et moi nous sommes restées sur le banc. Tout ça pour que les coachs entretiennent leur 关系 . Le bon côté de la chose, c'est que pendant que j'étais sur le banc, je me suis mise à réfléchir à tout ça. Et du coup j'ai plein d'exemples à vous donner !
Nous allons commencer par quelqu'un que je connais bien : mon tandem (un garçon à qui j'apprends l'anglais et qui m'apprend le chinois). Et bien figurez vous qu'à l'aire de la politique de l'enfant unique, mon tandem, grâce aux 关系 de son papa à 3 soeurs ainées. Vous comprendrez aisément que son papa désirait ardemment un fils. Et il a donc tout fait pour en avoir un. Grâce à des relations bien placées, au lieu de n'avoir qu'un enfant comme tout le monde, il en a donc quatre. Quatre pour le prix d'un. C'est de la bonne guanxi ça !
Continuons avec mon tandem. C'est fois ci, il est ma guanxi à moi. Assister aux matchs de basket à Jiaoda, c'est mission impossible si on a pas une relation bien placée qui peut vous passer un ticket. J'avoue... Je deviens chinoise ! Mais que voulez vous, y a bien un proverbe qui dit "en Chine fait comme les chinois" non ? Oui, c'est à "Rome fait comme les romains", mais ça revient au même non ?
Bon, j'ai toujours pas fini. On continue. Cette fois-ci, penchons nous sur le cas de Tony, le tandem de Céline. Et bien sachez que le tandem de Céline, tout aussi gentil et mignon qu'il soit (ne m'en veut pas keumette !) est un danger public sur la route : il a un permis de conduire mais ne sait pas conduire. Il a obtenu son permis grâce aux relations de sa maman.... Pas étonnant après qu'il y ait autant d'accidents sur la route !
C'est pas fini. On continue. Voilà le topo : votre fille loupe le 高考 (examen d'entrée aux université). Elle se voit donc refuser l'entrée des plus grandes universités. Mais ça, c'est sans compter sur les relations de papa. Papa connait des gens bien placés, et donc il peut faire rentrer sa fille - limite psychomotrice la fille - dans l'équipe de basket de Jiaoda. Donc voilà. A tous les entraînements, on a un boulet. Une fille qui ne fait rien d'autre qu'allumer la lumière et aller récupérer pour nous les ballons (et encore, une fois sur deux elle arrive pas à les rattraper. Si elle les rattrape elle vous fait une passe dans les pieds). Mais grâce à papa elle sortira avec un diplôme de Jiaoda.
Un dernier exemple pour la route. Lors du tournage de notre émission télé, il ne fait aucun doute que le protégé (voir l'article) avait des relations (lui ou papa) suffisamment haut placées pour être protégé et gagner l'émission.
Je m'arrête là. Je crois que j'ai taillé assez de shorts comme ça. Faut dire que ça m'a grave énervé tout ça aujourd'hui. Je m'arrête là, et pourtant... Je suis sûre que je pourrais vous trouver d'autres exemples. Les guanxi font partie de la vie quotidienne des chinois. Les guanxi peuvent avoir un rôle plus qu'important, vous sortir de prison, vous enlever une grosse amende, vous permettre de rester dans l'illégalité, vous faire obtenir quelque chose que vous n'êtes pas censé avoir etc. Pour avoir de bonnes guanxi, plusieurs méthodes : ça va de l'invitation au resto à la petite enveloppe bien remplie. Chacun sa méthode ! A voir, le site du même nom : www.useYourGuanxi.com un site trouvé par une amie de Céline qui permet d'envoyer par téléphone tout renseignement utile... Une sorte de pagesjaunes... Moi aussi je me construit mon réseau : ça va du gardien de vélos (histoire que je sois sûre de pas me le faire chourer) au policier shanghaien (pour se faire inviter au resto et plus en cas de problème) et ma méthode à moi c'est la distribution de sourires et de bonne humeur. Je ne vous le dirai jamais assez : je suis entrain de devenir chinoise !

