Les enfants nés de la politique dite "de l'enfant unique" sont maintenant dans la fleur de l'âge de consommation (cette politique date de 1979). Leur comportement est différent de celui de leur parents et de leur grand-parents : plutôt que d'épargner ils préfèrent consommer et ce jusqu'à leur dernier centime. A Shanghai, c'est flagrant : les babioles et autres objets inutiles sont achetés par tonnes, on possède un téléphone portable multi-fonction et archi cher, bref on consomme sans quasiment compter !
Ci-dessous un article extrait du site China.org se basant sur une étude réalisée par BNP Paribas.
"Selon une étude publiée le 24 novembre par BNP Paribas, la structure de consommation chinoise est en train de connaître un changement important et la Chine ne tardera pas à entrer dans le 3e pic de consommation de son histoire.
Pour appuyer cette thèse, M. Owen, responsable du département d'étude du marché chinois de BNP Paribas, a déclaré que ce changement est dû essentiellement au fait que les enfants uniques chinois nés vers la fin des années 70 du dernier siècle, et qui sont plus enclins à dépenser qu'à mettre de l'argent de côté, commencent à entrer dans leur âge de consommation.
Le rapport de BNP Paribas estime qu'avec l'amélioration du pouvoir de consommation des enfants uniques, le phénomène caractérisé par un taux d'épargne élevé et un consommation insuffisante chez les Chinois va connaître un changement, et que dans les 3 années à venir, la vente en détail chinoise pourra maintenir une croissance annuelle de 13 à 14%.
Avec l'application en Chine de la politique de planification des naissances depuis 1977, les enfants uniques chinois de la 1ère génération sont entrés dans leur majorité, autrement dit, ils se sont joints aux rangs des consommateurs mûrs. En matière de consommation, la plus grande différence chez cette génération de jeunes par rapport à leurs parents, c'est qu'elle préfère consommer plutôt que de mettre de l'argent de côté. En effet, surnommés “classe de la population qui épuise tout son salaire mensuel”, un nombre croissant des jeunes citadins chinois d'aujourd'hui ne se contentent plus de dépenser leurs revenus personnels, mais prennent l'habitude de consommer avec l'épargne de leurs parents, voire de leurs grands-parents.
A l'heure actuelle, le nombre des enfants uniques chinois nés avant 1981 dépasse 90 millions. Agés de 25 à 30 ans, ces jeunes Chinois ont un niveau de revenus largement supérieur à celui de leurs parents lors de leur jeunesse et sont dotés généralement d'un niveau d'instruction plus élevé par rapport à leurs parents grâce l'application en Chine du système d'enseignement obligatoire de neuf ans.
Le nombre des enfants uniques chinois nés entre 1982 et 1998 s'approche de 320 millions. Ayant grandi dans une aisance manifestement plus prononcée que leurs aînés nés entre 1977 et 1981, ils sont peu tentés de mettre de l'argent de côté, préférant courir après le confort et les produits de marque susceptibles de rehausser leur personnalité à travers la consommation. Vers 2008, cette génération d'enfants uniques ne manquera pas de devenir la force principale de l'ensemble des consommateurs chinois.
En procédant à une étude sur les statistiques du passé, on remarque que le 1er et le 2e pics de consommation en Chine ont eu respectivement lieu au cours des années 1984?1989 et 1992?1997. Cette consommation était caractérisée par la consommation de biens de première nécessité comme les vêtements, les bicyclettes et les appareils électroménagers. Le 3e pic de consommation pourra quant à lui, toujours selon le rapport de BNP Paribas, permettre aux Chinois d'améliorer leur qualité de vie en accédant aux produits de marque et de mode et en veillant davantage à la santé et à la sécurité alimentaire. Bien sûr, parmi les biens de consommation qui contribueront à ce 3e pic, on n'a pas à oublier la consommation automobile et immobilière. "
www.china.org.cn 28/11/2005
Certains me diront que je suis attaquée, d'autres me trouveront courageuse, moi je trouve ça normal. J'ai couru le semi-marathon de Shanghai (21 km et des poussières... Enfin, j'aime autant vous dire que les poussières sont non négligeables !). Ma sixième "longue course". J'avais déjà fait 2 fois le Paris-Versailles, une fois les 20 km de Paris, une fois l'humarathon et une fois la corrida de Luanda, en Angola (18 km sous une chaleur à crever et je me suis faite dépasser par toutes les petites angolaises qui couraient pieds nus, j'aime autant vous dire que mon moral en avait pris un coup). Donc histoire de pas perdre la forme, en Chine comme partout, je cours (non, c'est pas "cours Forest !", ni "cours Marieke !"). Mais voilà, courir un semi-marathon en Chine, c'est pas la même chose que courir un semi-marathon à Paris. Voici donc le récit de mon semi-marathon à Shanghai, mon premier "vrai" semi-marathon. Le reportage est malheuresement sans photo, vous comprendrez que courir 21 km avec un appareil photo dans la main c'est pas le plus facile !

Photo extraite de news365, le départ
L'inscription
Première étape assez facile, surtout quand on délègue ! Faire faire un certificat médical par sa tante qui réside en France (merci Françoise !), il est écrit sur le site internet (http://www.shmarathon.com/) qu'il faut en fournir un. Envoyer un pote à l'inscription (merci Nils !) et le tour est joué ! A noter, Nils n'a eu besoin ni de mon certificat médical, ni du papier signé de ma main, il a contrefait une signature pour moi a payé et le tour était joué. Pas très sérieux quand on sait qu'en France on ne peut pas courir si on a pas un certificat d'aptitude sportive. Cependant, à en croire l'article datant du 25 novembre parut sur le site de Shanghaidaily les participants ont tous du subir deux tests médicaux... A noter également, les différences de tarifs en fonction du statut : 100 yuans pour les étrangers et 30 pour les chinois (ou pour les étudiants tels que nous). Pourquoi une telle différence ? Vous allez le comprendre sous peu...
Deux jours avant la course il faut retourner au lieu de l'inscription. Là encore, j'ai délégué... (et là encore, merci Nils !). Mon pote a du se faire plus de 2h de "queue" (à la chinoise quoi !), le tout afin de récupérer nos numéros et tout le reste. D'ailleurs, c'est assez impressionant tout ce qu'on nous a donné... Un sac Mitzuno, un tee-shirt, des médicaments pour le coeur (je vous jure, c'est pas une blague !) j'ai pas osé y toucher (mais là encore, si on se réfère l'article du Shanghaidaily, il s'agit de médicaments chinois fait à base de gimgembre et de musc destinés à éviter les maladies coronariennes)... Des bonbons et des brochures d'explication.

Le lot du coureur
La course
Lever à 5h. Petit dej' à 5h15 : un bol géant de müesli préparé par Nils (cette fois-ci j'arrête de dire merci, sinon on ne s'en sort plus !). Départ à 5h45 pour arriver 30 minutes plus tard sur le Bund. Et oui, le départ de la course a eu lieu sur le Bund, sur la rue Nanjing, en face du célèbre Peace Hotel. Avant le départ, se débarasser de ses affaires : c'est là que commence la "discrimination" et le bordel. Pour les "non-chinois", c'est par là. Pour les chinois c'est pas par là. C'est par ici. Non, pas par là. Ici. Là ? Non, là-bas. Argh ! Bref, on a fini par trouver le bon endroit, on a fini par réussir à poser nos sacs dans les bus correspondants à nos numéros. Et ensuite on se rend au point de départ. "Discrimination" numéro 2 et le bordel qui va avec (sinon c'est pas vraiment chinois !). Pour les non-chinois c'est dans ce carré là. Pour les chinois c'est dans celui-ci. Les carrés étant en fait matérialisés par des gens du staff. Et oui, en Chine on utilise pas des barrières, on utilise des gens ! Donc nous, dans notre enclos, on avait plutôt de la place. Les chinois, eux, ils étaient un peu tassés dans le leur... Le coup des discriminations, ça m'a un peu mis mal à l'aise. Enfin bon, on comprend mieux pourquoi les "non-chinois" payent plus cher. Ceci étant dit, je trouverai ça plus logique que tout le monde paye la même chose et que tout le monde soit mis à la même enseigne. Bon allez, je m'échauffe un peu. On me tape sur l'épaule... "Marièke ?" Et là, je deviens toute rouge... "Je suis tombé sur votre blog par hasard, en cherchant un Decathlon." Ah... Le blog ! "Et c'est pas mal du tout votre blog !" Alors, voilà, je sais pas qui vous êtes monsieur, mais en tout cas, merci ! Ca m'a mit la patate !
7h25. La course va bientôt commencer. Avant le départ, hop, un petit coup d'hymne national. Et les coureurs chinois de tous chanter en coeur. Applaudissements à tout rompre... Il est intéressant de noter que la course était organisée par un sponsor japonais et que de nombreux japonais étaient présents. Donc voilà, juste histoire de leur rappeler où ils sont on met un coup d'hymne chinois à tout rompre. Les "barrières humaines" s'en vont, c'est le départ. La cohue. La vraie, celle à la chinoise. Celle où on pousse et où on manque de se rétamer. Le début du parcour était extraordinaire : Nanjing Lu, contournement de people square puis descente vers le sud. Vers chez moi quoi !
Tout le long de la course nous avons eu droit à des "jiayou" (littéralement, "met de l'huile !" équivalent de notre "allez !"). Encouragés par des clubs du 3ème âge vétus de toutes les couleurs, nous ne pouvions qu'avoir la patate ! Faut dire que c'était coloré : des mamies tout sourire en violet, vert, jaune (quel dommage que j'ai pas de photos...) avec des tambours. On a aussi eu droit aux petits écoliers (pas les biscuits) en uniforme, agitant un petit drapeau chinois. Bonne ambiance quoi !
Les seuls hics de la course : pas de ravitallement en nourriture (et j'aime autant vous dire que moi j'ai pas des batteries inépuisables) et des voitures sur le parcours. Les seuls ravitaillements prévus étaient en eau (certes énergétique) et en éponges imbibées d'eau (et les éponges, jusqu'à preuve du contraire, ça ne se mange pas !). Pour ce qui est du ravitaillement, avec Nils nous avions "prévu" le coup : des "power biscuit", des biscuits super énergétiques. Le truc à pas bouffer pour un marathon, ces biscuits sont "désydratés" et au contact du peu de salive qu'il me restait dans la bouche ils se sont mis à gonfler et à se mettre partout dans mes dents... Autre petite merveille, du chocolat blanc. Dove. Grande qualité. J'ai failli vomir mon reste de petit déj'. Après ces quelques tentatives de ravitallement, j'ai fini par me faire une raison et je me suis dit que j'allais devoir finir les 6 derniers kilomètres sans ravitaillement. Et ces 6 derniers kilomètres ont été longs... longs... longs... Heureusement, les "laladui" (supporters) étaient nombreux, mon moral est donc resté au beau fixe). Mais sur le parcours nous n'avions pas que des gens pour nous encourager. Nous avons aussi trouvé des gens pas vraiment contents de se voir bloqué par une course. Faut dire, je les comprend... Toujours est-il que nous courions un peu au milieu des voitures. Pas top. C'est pas vraiment de l'air pur ce qu'on respirait. En fait, vu que la course créait un embouteillage, nous avions le plaisir de respirer tous les gazs d'échappement des voitures bloquées. Uhm......... J'en redemande ! Ca pique les yeux, le nez, la gorge, génial ! Il y a même une partie du parcours où il vallait mieux faire attention à ses fesses, les voitures passaient juste à côté ! Enfin, ne nous plaignons pas trop, courir dans Shanghai c'est chouette ! Ci-dessous le parcours.

Enfin, au bout d'1h50 et 32 secondes j'ai fini par arriver. Non sans mal. Et là, ravitaillement ! A l'arrivée distribution à chaque participant d'un petit sac avec : une orange, une petite bouteille d'eau et un paquet de biscuit au chocolat goût melon (sisi, j'vous jure. C'est chinois. Et quand on est entrain de mourir d'hypoglycémie, ça se mange !). Ahhhhhhhhhhhhh......... Ca va mieux ! Je revis ! Direction le récupérage des affaires. On se change. Et ensuite ? Ben ensuite on était sensé récupérer notre "certificat" et notre paire de chaussure gratos (vu qu'on avait couru en moins de 2h on avait le droit à un cadeau). C'est là qu'on s'est dit qu'on allait partir sans certificat et sans chaussures gratos : pour réussir à les avoir nous avions devant nous une queue d'un peu plus de 3h.... Donc on a dit tant pis. Et on est rentré. Longue galère pour trouver un taxi... Finalement, au bout de 20 minutes de marche à pied, on a fini par trouver. Inutile de vous dire que j'étais morte de fatigue le soir !
La nouvelle vient d'être rendue publique, et je viens de recevoir une newsletter de ZDNet à ce sujet : en 2003 et en 2004 un groupe de pirates informatiques chinois a perpétré une série d'attaque sur des sites américains contenant des informations militaires sensibles. Cela ressemble au roman de Dan Brown (l'auteur du Code Davinci) "Digital Fortress" que je viens de finir... Pirater la NASA et l'armée américaine, faut oser ! Remarquez, quand on sait que les chinois sont les auteurs du fameux code rouge et que le réseau est archi protégé... Seraient-ils en passe de devenir maîtres en piratage informatique ? Et le bénéficaire dans tout ça ? Sans aucun doute le gouvernement chinois. La menace n'est donc plus aujourd'hui la mise sur écoute des lignes téléphoniques mais le piratage informatique de données importantes. Je vous met ci-dessous la nouvelle, inutile de vous dire combien j'ai adoré : sécurité et Chine... Ahlala, tous mes sujets favoris réunis en un !
"Sécurité - Un groupe de pirates, présumés Chinois, ont perpétré une série d'attaques visant des sites d'information américains sensibles. Différentes centres de l'armée et la NASA ont été en ligne de mire de ce vaste piratage, qui s'est étalé entre 2003 et 2004.
Un expert en sécurité du SANS Institute a dévoilé de nouvelles informations sur des vols répétés de documents sensibles, dont ont été notamment victimes, en 2004, des bases de l'armée américaine, ou encore la Nasa.
Le commando informatique, baptisé "Titan Rain" par le gouvernement américain, serait composé de vingt Chinois basés dans la province de Guangdong. Ils ont réussi à pénétrer des réseaux informatiques et à s'emparer, entre autres, de spécifications techniques.
«Ils ont obtenu, depuis l'arsenal Redstone, base de l'aviation militaire et du centre de commandes de missiles, les spécifications d'un système de plans de vol pour les hélicoptères de l'armée, ainsi que le logiciel de planification des vols Falconview 3.2 utilisé par l'armée et l'US Air Force», a indiqué Alan Paller, le directeur du SANS Institute lors d'une réunion au ministère du Commerce et de l'Industrie britannique, à Londres.
Ces vols auraient débuté en 2003. Une attaque massive a eu lieue en novembre 2004, rendue publique seulement cet été. Le quotidien américain Washington Post a rapporté que des sites web chinois étaient utilisés pour cibler des réseaux informatiques du ministère de la Défense et d'autres agences américaines.
Selon Alan Paller, pendant la nuit du 1er novembre 2004, les pirates ont d'abord exploité des failles dans le poste de commandes du système d'information de l'armée américaine, à Fort Huachuca (Arizona). Ils ont ensuite tiré parti de la même faille dans les ordinateurs de la DISA; cet organisme administre des portions du réseau internet qui entrent dans la composition du réseau militaire, à Arlington, Virginie. Puis ils s'en sont pris à une installation de la marine américaine à San Diego (Californie). Avant de pénétrer un autre site traitant des questions spatiales et stratégiques à Huntsville (Alabama).
Des portes laissées ouvertes pour pouvoir revenir
Le magazine Time a lui aussi relaté l'affaire, indiquant qu'un expert en sécurité américain du ministère de l'Énergie, Shawn Carpenter, avait repéré le manège des Chinois. Les pirates ont laissé des portes d'accès pour pouvoir revenir. Il a réussi à remonter jusqu'à eux, en pénétrant des routeurs en Chine. Il a pu enregistrer des sites ayant été corrompus, et découvert des données volées par les pirates. Il a ensuite transmis ses informations à l'armée et au FBI, mais s'est fait licencier par son employeur pour piratage informatique.
Le directeur du SANS Institute estime que le bénéficiaire des données récoltées n'est autre que le gouvernement chinois. «Bien sûr que c'est le gouvernement. Les gouvernements donneraient tout pour prendre le contrôle des ordinateurs d'autres gouvernements. C'est bien plus efficace que d'effectuer des écoutes téléphoniques.»
ZDNet Sécurité, 26 novembre 2005
Je suis allée à Pékin la semaine dernière afin de rendre visite à Emilio. Et comme Pékin je commence à connaître, cette fois-ci nous avions opté pour le dépaysement, un petit village "romantique" à 90km à l'ouest de Pékin. Je dis "romantique" parce que c'est ce qui avait été dit à Emilio... Mais laissez moi vous raconter, je sens qu'on va se marrer.
Pour se rendre à Cuandixia, c'est facile. Facile mais long : il faut dans un premier temps se rendre tout au bout de la ligne 1 de métro en direction de l'ouest (Pinguo yuan) et ensuite prendre le bus 929 支. Attention, pas le 929, le 929 支. De toute façon on ne vous laissera pas monter dans le 929, on vous fera comprendre que vous vous êtes trompé. Au bout de 2h de bus (le bus coute 7 yuans par personne), on arrive dans un endroit paumé et quasi desert (ce qui est rare en Chine). Là, on change de moyen de transport. On monte dans une voiture. Direction le fameux village. Le chauffeur avait l'air sympa, donc nous, pas méfiants, on n'a pas revérifié le prix : on nous avait dit entre 10 et 15 yuans. Ci-dessous les explications que nous avions pour nous rendre au village... Soit dit en passant, merci à Haifu, le camarade Islandais d'Emilio, celui là même qui lui avait garanti un week-end romantique !

Le dessin de Haifu
Au bout de 15 minutes, on arrive dans un village. Pas de lumières, seuls quelques lampions allumés, pas un chat dans les rues... Le chauffeur nous emmène dans un premier "hôtel", la maison de deux dames. On visite... Pas de chauffage (et ça caille grave, on est à 700m d'altitude). "Y a pas de chauffage mais les lits sont des kangs". Vous savez ce que c'est un kang ? Laissez moi vous expliquer : c'est un lit (enfin, une planche) qui est chauffée par le dessous avec du charbon. Euh... Et les toilettes ? "Y a pas de toilettes, je vous ammène un pot". Je vous l'avez dit, c'est un week-end romantique ! Euh... Est ce qu'il y a des endroits mieux ? "Ah oui... Vous pouvez aller chez ma fille". Hop, on va chez la fille. On visite, ça a l'air mieux, y a le chauffage central, le lit est "normal", y a une "salle de bain". En fait les toilettes servent d'écoulement pour l'eau de la douche. D'ailleurs les toilettes de la maison ne sont à utiliser que pour le "xiao piar" (comprendre les petits besoins), pour les plus gros faut aller dehors. Et marcher pendant 5 minutes. De quoi vous couper l'envie. Bon, on va pas compliquer les choses, on accepte. Le tout pour la modique somme de 50 yuans. Notre chauffeur de taxi songe maintenant à prendre congé de nous... Bien, on va dehors pour le payer. "C'est 50 yuans." Quoi ?!? 50 yuans ??? Pour 15 minutes de voiture ? Et là a commencé ma plus longue engueulade en chinois. Le tout à -3 degré. Et le bougre n'a pas lâché... Il a tenu bon, moi je pensais qu'il allait mourir de froid dans sa petite veste, non, non, non... Il nous a proposé un deal, le deal le plus foireux de l'histoire des deals : "je vous ramène de là où vient le bus, je veus pas d'argent et vous prendrez une autre voiture". Ben oui ! T'as raison ! Comme ça, on arrive là bas et comme on a pris le dernier bus, il n'y aura plus personne pour nous ammener et comme ça tu nous demande 100 yuans... Ben voyons ! Donc on a dit non. Après plus de 40 minutes de négociation nous avons obtenu un rabais : 40 yuans. L'arnaque. Bref, on aura appris un truc : ne jamais oublier de demander le prix avant !

Depuis la chambre à coucher, la maison de nos hôtes
Comme les émotions ça creuse, nous avons demandé à notre hôte de nous préparer un repas. Et là, ça a été un festin : spécialités locales cuisinée juste pour nous et c'était délicieux... A 20h nous avions fini de manger... On fait quoi ? Ben si on sort y a rien, donc on reste à l'intérieur. Et on demande à notre hôte si il a des cartes à nous prêter. Tout content il dit oui et nous ramène un jeu de Mah-jong. Ben oui, en chinois on dit pareil. Donc on s'est retrouvé avec un jeu qui nécessite 4 joueurs. Et donc on a inventé un nouveau jeu.

Le Ma-Jong rééinventé
Le lendemain, hop, levés de bonne heure, prêts pour visiter le village. La douche on oublie, ça caille trop, et la crasse ça tient chaud. C'est ma maman qui le dit. Donc on va visiter le village sales. Nous, pas le village. Et 30 minutes plus tard nous avions fini notre tour de village. Pour 10 yuans de ticket d'entrée... Faut dire que le village il est pas grand : il fait 5 km carrés.... Bon... Et maintenant ? On fait quoi ? Y a un bus qui vous ramène à Pinguo Yuan pour 10 yuans par personnes à 10h10. Et il est ? Il est 9h. Argh ! Bon... Mais ça vaut le coup d'attendre, ce sera quand même 3 fois moins cher que l'aller ! Donc on attend. Et on meurt de froid. Et de faim. Parceque dans ce fichu patelin, y a une épicerie, et le rayon et franchement petit. A 10h20 le bus arrive, on saute dedans, il est chauffé, bonheur sans nom ! 4h plus tard nous voilà de retour à Beida... Enfin, c'était quand même un chouette week-end, le village est très calme, très beau. Juste un peu petit. Mais il parait que l'été c'est génial, y a plein d'autre villages dans le même genre aux alentours et surtout il fait moins froid ! Le week-end a aussi été très instructif : vivre chez l'habitant, dans une vraie maison chinoise, ça n'arrive pas tous les jours !

Photos du village
En ce moment a lieu a Tunis le SMSI, Sommet Mondial sur la Société de l'Information. La Chine participe à ce sommet et profite de l'occasion pour expliquer sa position et renforcer les relations établies avec les autres pays, notamment en ce qui concerne la Sécurité de cette société de l'information. Un sujet qui m'interesse d'autant plus que je vais réaliser mon projet de recherche sur le thème : "relations entre la Chine et l'Europe à propos de la sécurité de l'information". Et puis certains d'entre vous ont certainement vu que je m'intéressais de près à tout ca (voir mon article sur l'internet chinois). Alors ce matin, en lisant Xinhua.org j'ai trouvé un article qui m'a fait sourire. Un article qui commence par la déclaration du vice-premier ministre chinois Huang Ju qui a déclaré à Tunis qu'il "importe de garantir la liberté d'expression et de préserver la dignité et les droits de la personne humaine, en préconisant dans le même temps d'Etat de droit, l'acquittement des responsabilités et des obligations sociales, afin de créer un environnement harmonieux, sain et ordonné, nécessaire au développement de la société de l'information". En gros, on peut dire ce qu'on veut mais il faut que cela respecte le droit chinois. Donc on peut pas dire grand chose... C'est du grand art politique, tout et son contraire !
Ci dessous l'article parut aujourd'hui sur le site french.xinhua.com
"TUNIS, 17 novembre (XINHUANET) -- "Il importe de garantir la liberté d'expression et de préserver la dignité et les droits de la personne humaine, en préconisant dans le même temps l'Etat de droit, l'acquittement des responsabilités et des obligations sociales, afin de créer un environnement harmonieux, sain et ordonné, nécessaire au développement de la société de l'information", a déclaré jeudi à Tunis le vice-Premier ministre chinois Huang Ju, dans son discours prononcé lors de la deuxième journée des travaux du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI).
Avec l'accroissement continu du degré d'informatisation de la société et l'élargissement du champ d'application de l'informatique, le problème de la sécurité des réseaux et des informations, avec l'impact négatif qu'ils entraînent, s'avère de plus en plus aigu, a-t-il indiqué.
Il a appelé à cette occasion au renforcement de la coopération internationale pour la promotion de la société de l'information.
Le renforcement de la sécurité des réseaux et des informations constitue une garantie importante pour la promotion de la société de l'information, a-t-il poursuivi, soulignant la nécessité de " renforcer la coopération pour prévenir et combattre les actes criminels perpétrés en se servant de la technologie et des ressources de l'information, tels que la fraude économique, la violence, le terrorisme et les activités nuisibles à la sécurité de l'Etat".
Il a par ailleurs mis l'accent sur le respect de la différence entre les systèmes sociaux des Etats et de la diversité de leurs cultures, ce qui, selon lui, constitue un principe fondamental pour la promotion de la société de l'information.
Vu que l'histoire, la culture et la réalité varient à des degrés divers d'un pays à l'autre, "il faut témoigner, autant que possible et dans un esprit d'accueil et de tolérance, compréhension et respect envers le droit de chaque Etat de choisir lui-même son régime social et sa voie de développement, veiller à dissiper la suspicion et la mésentente réciproques, pour que les différents pays s'inspirent les uns des autres tout en recherchant des terrains d'entente au-delà des divergences et qu'ils coopèrent plus énergiquement dans un effort commun de promotion de la société de l'information", a-t-il fait remarquer.
A propos de la fracture numérique entre le Sud et le Nord, M. Huang a indiqué que les pays en développement "doivent comptent sur leurs propres efforts tendant à se trouver un mode de développement adapté à leurs réalités nationales", tout en soulignant que les pays developpés "ont l'obligation d'appuyer, en matière de capitaux,de technologies et de ressources humaines, les pays en développement, notamment les pays les moins avancés".
La seconde phase du SMSI s'est ouverte mercredi à Tunis, avec la participation de quelque 11 000 personnes, dont une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement. "
Xinhua.net, 18 novembre 2005
A lire également sur le sujet : Chine et Tunisie : les Etats voyous de l'information"

