C'est complétement par hasard que j'ai trouvé ça dans la presse chinoise : "la contrefaçon en Chine". L'autre jour, pour rentrer de Hangzhou, il n'y avait plus de place assise dans le train : direction le marchand de journaux et hop je m'achète un journal avec une couverture en papier glacé : 新民生成. Le papier glacé c'est top pour pouvoir s'assoir par terre ! Et puis en fait, dans ce journal j'ai trouvé des articles franchement intéressants... Et du coup mon voyage "galère" s'est transformé en voyage "culturel".
Dans un premier article le journaliste a fait un petit test dans la rue (le journal est un journal de Hangzhou et donc l'expérimentation s'y déroule). En 5 minutes il a vu passer 10 sacs LV dans la rue. Et parmi ces 10 sacs seul un était un vrai Louis Vuitton. Le journaliste interroge plusieurs des demoiselles portant ces sacs et leur demande si elles savent que ce sont des faux. Réactions en vrac des jeunes filles : "toutes mes amies en ont un, ces sacs ne sont pas si chers que cela" - "Comment ça un faux ? Je l'ai payé plus de 300 yuans !" Ce à quoi le journaliste répond que le prix d'un "vrai" sac LV est de plus de 10 fois le prix payé par la demoiselle. Cette dernière change alors son fusil d'épaule et dit qu'elle l'a payé "plus de 9000 Hong Kong dollards". D'autres personnes ont même répondu qu'elles ne connaissaient pas la marque LV, qu'elles ne savaient donc pas qu'elles portaient une "contrefaçon". Et quand on leur demande "mais alors pourquoi les achetez vous ?" La réponse est simple "tout le monde en a un. Et puis c'est beau". Mais toutes ces jeunes femmes sont unanimes, elles ne mettraient jamais le vrai prix dans un vrai sac, "ça n'a pas d'intêret, c'est juste quelque chose d'éphémère, qu'on ne garde pas longtemps".
Dans un second article le journaliste nous explique les différentes catégories de contrefaçon qui existent : les 尾单 (les articles du bout de la queue), les 跟单 (les articles de même valeur), les A 货 (les articles de classe A). Tous sont des contrefaçon mais de qualité différente. Les 尾单 sont ceux qui sont en surproduction. Les produits de classe A imitent extrêmement bien les vrais et sont donc vendu beaucoup plus cher.
Dans un troisième article le journaliste se rend dans différents lieux de Hangzhou où l'on peut trouver des immitations. Et il compare les prix. Il trouve ainsi des pris allant de 120 à 1200 yuans pour un faux sac Louis Vuitton. Les magasins dans lesquels le journaliste se rend sont pour la plupart des magasins qui en vitrine affichent des sacs "normaux" et sans marque. Une fois à l'intérieur il cherche à savoir si le magasin vend des sacs de marque. Et le plus souvent la réponse est oui. Mais ces magasins n'ont pas ces sacs en grande quantité, ils ne les ont qu'en un ou deux exemplaires. Le plus marquant dans cet article c'est qu'on a carrément les adresses où trouver les dites bonnes affaires...
Dans un quatrième et dernier article (il faut croire que tout le numéro y était consacré !) le journaliste se pose des questions sur la legislation à mettre en oeuvre. Peut on appliquer le modèle qui existe en France (le veudeur de faux et l'acheteur sont tous deux passible d'amende) quand on sait que les chinois qui achètent des faux "ne savent pas qu'ils achètent des marques" ? Le journaliste évalue ainsi les pour et les contre de l'application éventuelle d'une telle loi. Et ils demandent aux gens ce qu'ils en pensent. Pour 90% d'entre eux l'acheteur n'est pas responsable et ne peut donc être puni. Et si on demande aux vendeurs, le problème reste insolvable : pour ces derniers tant qu'il y a de la demande il y a un marché à fournir, et ils ne sont pas responsables des envies de leurs acheteurs... Ce qui est intéressant dans cet article : aux dires du journaliste, quand on dit aux gens qu'ils portent "un faux", l'effet est quasi immédiat, les personnes rentrent chez elles et jettent ledit "faux article". Porter du faux c'est perdre la face... La solution est peut être là...
Bref, il s'agit là d'un vaste sujet. Car la contrefaçon en Chine est omniprésente et sous plein de forme : contrefaçon de logo (lacoste, starbucks), contrefaçon de produits, contrefaçon de Dvd, de livres (sisisi, le Lonely Planet existe en contrefaçon -photocopier- sur le marché chinois). Un domaine qui touche à la propriété intellectuelle... Et ce concept est encore loin d'être connu par les chinois !
Dans un premier article le journaliste a fait un petit test dans la rue (le journal est un journal de Hangzhou et donc l'expérimentation s'y déroule). En 5 minutes il a vu passer 10 sacs LV dans la rue. Et parmi ces 10 sacs seul un était un vrai Louis Vuitton. Le journaliste interroge plusieurs des demoiselles portant ces sacs et leur demande si elles savent que ce sont des faux. Réactions en vrac des jeunes filles : "toutes mes amies en ont un, ces sacs ne sont pas si chers que cela" - "Comment ça un faux ? Je l'ai payé plus de 300 yuans !" Ce à quoi le journaliste répond que le prix d'un "vrai" sac LV est de plus de 10 fois le prix payé par la demoiselle. Cette dernière change alors son fusil d'épaule et dit qu'elle l'a payé "plus de 9000 Hong Kong dollards". D'autres personnes ont même répondu qu'elles ne connaissaient pas la marque LV, qu'elles ne savaient donc pas qu'elles portaient une "contrefaçon". Et quand on leur demande "mais alors pourquoi les achetez vous ?" La réponse est simple "tout le monde en a un. Et puis c'est beau". Mais toutes ces jeunes femmes sont unanimes, elles ne mettraient jamais le vrai prix dans un vrai sac, "ça n'a pas d'intêret, c'est juste quelque chose d'éphémère, qu'on ne garde pas longtemps".
Dans un second article le journaliste nous explique les différentes catégories de contrefaçon qui existent : les 尾单 (les articles du bout de la queue), les 跟单 (les articles de même valeur), les A 货 (les articles de classe A). Tous sont des contrefaçon mais de qualité différente. Les 尾单 sont ceux qui sont en surproduction. Les produits de classe A imitent extrêmement bien les vrais et sont donc vendu beaucoup plus cher.
Dans un troisième article le journaliste se rend dans différents lieux de Hangzhou où l'on peut trouver des immitations. Et il compare les prix. Il trouve ainsi des pris allant de 120 à 1200 yuans pour un faux sac Louis Vuitton. Les magasins dans lesquels le journaliste se rend sont pour la plupart des magasins qui en vitrine affichent des sacs "normaux" et sans marque. Une fois à l'intérieur il cherche à savoir si le magasin vend des sacs de marque. Et le plus souvent la réponse est oui. Mais ces magasins n'ont pas ces sacs en grande quantité, ils ne les ont qu'en un ou deux exemplaires. Le plus marquant dans cet article c'est qu'on a carrément les adresses où trouver les dites bonnes affaires...
Dans un quatrième et dernier article (il faut croire que tout le numéro y était consacré !) le journaliste se pose des questions sur la legislation à mettre en oeuvre. Peut on appliquer le modèle qui existe en France (le veudeur de faux et l'acheteur sont tous deux passible d'amende) quand on sait que les chinois qui achètent des faux "ne savent pas qu'ils achètent des marques" ? Le journaliste évalue ainsi les pour et les contre de l'application éventuelle d'une telle loi. Et ils demandent aux gens ce qu'ils en pensent. Pour 90% d'entre eux l'acheteur n'est pas responsable et ne peut donc être puni. Et si on demande aux vendeurs, le problème reste insolvable : pour ces derniers tant qu'il y a de la demande il y a un marché à fournir, et ils ne sont pas responsables des envies de leurs acheteurs... Ce qui est intéressant dans cet article : aux dires du journaliste, quand on dit aux gens qu'ils portent "un faux", l'effet est quasi immédiat, les personnes rentrent chez elles et jettent ledit "faux article". Porter du faux c'est perdre la face... La solution est peut être là...
Bref, il s'agit là d'un vaste sujet. Car la contrefaçon en Chine est omniprésente et sous plein de forme : contrefaçon de logo (lacoste, starbucks), contrefaçon de produits, contrefaçon de Dvd, de livres (sisisi, le Lonely Planet existe en contrefaçon -photocopier- sur le marché chinois). Un domaine qui touche à la propriété intellectuelle... Et ce concept est encore loin d'être connu par les chinois !

par Flament
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Divers
On me demande souvent combien coûte la vie en Chine... Difficile question. Je vous propose donc ci-dessous un petit pannel de ce que je consomme, le prix que cela me coute (avec une fourchette allant du "pas cher" à "l'arnaque"). Et même en vivant en plein centre ville à Shanghai on peut continuer à vivre "à la chinoise" en trouvant tout ce que l'on veut à bon marché. Encore faut-il avoir une idée de ce qui est "bon marché" !
Pour vous donner une idée de ce que cela fait en €, vous pouvez tout simplement diviser par 10. Ce n'est pas exact mais ça donne une bonne idée !
Dans la catégorie "je mange"
- Prix d'un repas : Alors là, tout est relatif... Ca dépend de votre appétit, de ce que vous aimez, de vos envies. Quoiqu'il en soit, je me nourri pour entre 2 et 50 yuans par repas. 2 yuans c'est quand je vais dans le bouiboui d'en face m'acheter des baozi (compter pour ces derniers entre 0,6 et 1 yuan par pièce, voire 2 yuans dans les endroits réputés), ou bien une crèpe (2 yuans). Pour 4 à 6 yuans je peux manger un gaichaofan (du riz avec un truc au choix dessus, compter en moyenne 5 à 6 yuans), des nouilles (chez les Ouïgours du quartier, compter 4 à 6 yuans selon les sortes). Et si je veux me faire plaisir, allez dans un resto "classe" et boire de la bière alors il faut compter entre 20 et 50 yuans par personne (voire plus mais là ça dépend du resto !). Y a pas à dire, en Chine on mange pour trois fois rien !
- Prix des fruits et légumes : Là ça vaut pas très cher. Encore que... J'ai découvert avec stupéfaction que dans certains supermarchés on peut vous vendre des fruits et légumes pour une somme astronomique. Pourquoi dépenser autant alors qu'en allant sur le marché d'en face ou en achetant aux petits vendeurs ambulants vous n'en aurez que pour 3 yuans les 500 grammes de mangues, 4 yuans le demi-kilo de bananes, 3 yuans le demi-kilo de tomates...
- Prix des snacs : Si je m'arrête à la boulangerie sur le chemin du travail chaque petit pain me coute entre 0,1 yuan et 0,6 yuan. Si je vais "Chez Christine" (la boulangerie classe de Shanghai que l'on retrouve un peu partout en Chine) il faut compter entre 4 et 10 yuans par viennoiserie.
Dans la catégorie "je bois"
- Prix de l'eau : Pour l'eau on trouve de tout. L'eau du robinet (pas potable) est très peu chère (ma facture du mois d'Avril s'élève à 11 yuans). Pour ce qui est de l'eau potable, tout est envisageable : en haut d'une montagne il faut compter 5 yuans une petite bouteille de 250 ml, dans un Lianhua entre 1 et 1,5 yuan pour la même bouteille. Pour les bidons à eau (à mettre sur les fontaines à eau que l'on trouve dans toutes les maisons) là aussi on trouve de tout : dans ma résidence on nous demande 60 yuans pour 20 litres alors qu'en appelant un numéro de livraison on la trouve à 18 yuans pour 30 litres.
- Prix du lait : Le lait est assez cher en Chine. Et il est de plus en plus consommé. Il faut compter 29 yuans pour 12 briquettes de 500 ml et le prix peut aller jusqu'à 5 yuans pour 500 ml.
- Prix des boissons sucrées : Du type Pepsi, Coca... Là cela dépend aussi du lieu. Disons que le prix "normal" est de 2 à 4 yuans pour une petite bouteille, et dans les lieux hautement touristiques vous pouvez compter jusqu'à 6 yuans.
- Prix du thé : Dans certains restaurants le thé est gratuit (le thé de base). Mais le prix du thé peut énormément varier, on en trouve de quelques yuans à quelques milliers de yuans pour 100 grammes. Mais là c'est pour les connaisseurs !
- Prix de la bière : Ca c'est à savoir ! Le prix de la bière peut aller de 2 yuans la bouteille d'un litre de bière basique à 40 yuans dans les endroits "hype" pour une "bonne bière". Et comme chez nous la bière coûte moins cher en magasin qu'au resto, les prix allant de 2 à 15 yuans en magasin et de 3 à 40 au resto.
Dans la catégorie "je me déplace"
- Prix d'un vélo : Un vélo en Chine ce n'est pas très cher. Le problème c'est qu'il ne faut pas qu'un vélo... Généralement on se le fait piquer avant ! Ou bien il devient tout rouillé et inutilisable... On trouve des vélos à partir de 250 yuans (neufs) et on peut en trouver jusqu'à 3600 yuans (sisisi à Decathlon !).
- Prix du métro : A Shanghai le prix du ticket est fonction de la distance parcourue et peut aller de 2 à 6 yuans.
- Prix du bus : Idem que pour le métro, c'est fonction de la distance et les prix vont de 2 à 4 yuans.
- Prix du taxi : Le jour le prix de démarrage d'un taxi est de 10 yuans (la nuit il est de 13 yuans) et ensuite il faut compter 2 yuans par kilomètre. La nuit on peut demander 20% de réduction sur le prix indiqué...
Pour vous donner une idée de ce que cela fait en €, vous pouvez tout simplement diviser par 10. Ce n'est pas exact mais ça donne une bonne idée !
Dans la catégorie "je mange"
- Prix d'un repas : Alors là, tout est relatif... Ca dépend de votre appétit, de ce que vous aimez, de vos envies. Quoiqu'il en soit, je me nourri pour entre 2 et 50 yuans par repas. 2 yuans c'est quand je vais dans le bouiboui d'en face m'acheter des baozi (compter pour ces derniers entre 0,6 et 1 yuan par pièce, voire 2 yuans dans les endroits réputés), ou bien une crèpe (2 yuans). Pour 4 à 6 yuans je peux manger un gaichaofan (du riz avec un truc au choix dessus, compter en moyenne 5 à 6 yuans), des nouilles (chez les Ouïgours du quartier, compter 4 à 6 yuans selon les sortes). Et si je veux me faire plaisir, allez dans un resto "classe" et boire de la bière alors il faut compter entre 20 et 50 yuans par personne (voire plus mais là ça dépend du resto !). Y a pas à dire, en Chine on mange pour trois fois rien !
- Prix des fruits et légumes : Là ça vaut pas très cher. Encore que... J'ai découvert avec stupéfaction que dans certains supermarchés on peut vous vendre des fruits et légumes pour une somme astronomique. Pourquoi dépenser autant alors qu'en allant sur le marché d'en face ou en achetant aux petits vendeurs ambulants vous n'en aurez que pour 3 yuans les 500 grammes de mangues, 4 yuans le demi-kilo de bananes, 3 yuans le demi-kilo de tomates...
- Prix des snacs : Si je m'arrête à la boulangerie sur le chemin du travail chaque petit pain me coute entre 0,1 yuan et 0,6 yuan. Si je vais "Chez Christine" (la boulangerie classe de Shanghai que l'on retrouve un peu partout en Chine) il faut compter entre 4 et 10 yuans par viennoiserie.
Dans la catégorie "je bois"
- Prix de l'eau : Pour l'eau on trouve de tout. L'eau du robinet (pas potable) est très peu chère (ma facture du mois d'Avril s'élève à 11 yuans). Pour ce qui est de l'eau potable, tout est envisageable : en haut d'une montagne il faut compter 5 yuans une petite bouteille de 250 ml, dans un Lianhua entre 1 et 1,5 yuan pour la même bouteille. Pour les bidons à eau (à mettre sur les fontaines à eau que l'on trouve dans toutes les maisons) là aussi on trouve de tout : dans ma résidence on nous demande 60 yuans pour 20 litres alors qu'en appelant un numéro de livraison on la trouve à 18 yuans pour 30 litres.
- Prix du lait : Le lait est assez cher en Chine. Et il est de plus en plus consommé. Il faut compter 29 yuans pour 12 briquettes de 500 ml et le prix peut aller jusqu'à 5 yuans pour 500 ml.
- Prix des boissons sucrées : Du type Pepsi, Coca... Là cela dépend aussi du lieu. Disons que le prix "normal" est de 2 à 4 yuans pour une petite bouteille, et dans les lieux hautement touristiques vous pouvez compter jusqu'à 6 yuans.
- Prix du thé : Dans certains restaurants le thé est gratuit (le thé de base). Mais le prix du thé peut énormément varier, on en trouve de quelques yuans à quelques milliers de yuans pour 100 grammes. Mais là c'est pour les connaisseurs !
- Prix de la bière : Ca c'est à savoir ! Le prix de la bière peut aller de 2 yuans la bouteille d'un litre de bière basique à 40 yuans dans les endroits "hype" pour une "bonne bière". Et comme chez nous la bière coûte moins cher en magasin qu'au resto, les prix allant de 2 à 15 yuans en magasin et de 3 à 40 au resto.
Dans la catégorie "je me déplace"
- Prix d'un vélo : Un vélo en Chine ce n'est pas très cher. Le problème c'est qu'il ne faut pas qu'un vélo... Généralement on se le fait piquer avant ! Ou bien il devient tout rouillé et inutilisable... On trouve des vélos à partir de 250 yuans (neufs) et on peut en trouver jusqu'à 3600 yuans (sisisi à Decathlon !).
- Prix du métro : A Shanghai le prix du ticket est fonction de la distance parcourue et peut aller de 2 à 6 yuans.
- Prix du bus : Idem que pour le métro, c'est fonction de la distance et les prix vont de 2 à 4 yuans.
- Prix du taxi : Le jour le prix de démarrage d'un taxi est de 10 yuans (la nuit il est de 13 yuans) et ensuite il faut compter 2 yuans par kilomètre. La nuit on peut demander 20% de réduction sur le prix indiqué...
par Mali
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Ma vie quotidienne
Lu dans la presse espagnole : un immense complexe hôtelier va être construit à Dubai. C'est marrant, je croyais qu'il n'y avait que les chinois qui recopiaient ce qu'ils voyaient. Faut croire qu'ils ne sont pas les seuls !
par Mali
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Divers
Dans mon immeuble il y a 38 étages. En théorie. Et moi j'habite au 11ème. En théorie.
Mais ce n'est qu'en théorie. Et pourquoi ? Et bien parcequ'en fait j'habite au 9ème et dans mon immeuble il n'y a en fait que 33 étages. Vous me suivez ?
En Chine le chiffre 4 se prononce "si" comme la mort. Donc il porte malheur. Et c'est encore pire pour 14 qui se prononce "yao si" (si on lit 1 puis 4 comme les chinois ont l'habitude de le faire). Et "yao si" ça veut dire quoi ? Et bien ça veut dire "tu vas mourir". Donc il n'y a pas de 14ème. Et pour 24 ? Et bien xiao Sun m'a expliqué qu'en Shanghaien un proverbe parlait de 24 et que ce n'était pas un bon chiffre (mais je ne sais pas exactement pourquoi...). Et pour 34 ? Il semblerait qu'en dialecte cantonnais 3 se prononce comme 1, c'est à dire "yao". Et là on revient sur notre fameux "tu vas mourir". Donc voilà ! Vous avez compris pourquoi je n'habite en fait qu'au 9ème et que dans mon immeuble il n'y a en fait que 33 étages ? Celles et ceux qui ont compté vont me dire qu'il manque un étage, ils ont raison ! Et il s'agit cette fois ci du rez-de-chaussée qui en Chine compte comme le premier étage alors que dans nos contrées le rez-de-chaussée c'est le 0.
C'est bon pour moi ça, je peux la ramener en disant que je monte les 11 étages pour aller chez moi en courant alors qu'en fait je n'en monte que 9 !-)
Mais ce n'est qu'en théorie. Et pourquoi ? Et bien parcequ'en fait j'habite au 9ème et dans mon immeuble il n'y a en fait que 33 étages. Vous me suivez ?
En Chine le chiffre 4 se prononce "si" comme la mort. Donc il porte malheur. Et c'est encore pire pour 14 qui se prononce "yao si" (si on lit 1 puis 4 comme les chinois ont l'habitude de le faire). Et "yao si" ça veut dire quoi ? Et bien ça veut dire "tu vas mourir". Donc il n'y a pas de 14ème. Et pour 24 ? Et bien xiao Sun m'a expliqué qu'en Shanghaien un proverbe parlait de 24 et que ce n'était pas un bon chiffre (mais je ne sais pas exactement pourquoi...). Et pour 34 ? Il semblerait qu'en dialecte cantonnais 3 se prononce comme 1, c'est à dire "yao". Et là on revient sur notre fameux "tu vas mourir". Donc voilà ! Vous avez compris pourquoi je n'habite en fait qu'au 9ème et que dans mon immeuble il n'y a en fait que 33 étages ? Celles et ceux qui ont compté vont me dire qu'il manque un étage, ils ont raison ! Et il s'agit cette fois ci du rez-de-chaussée qui en Chine compte comme le premier étage alors que dans nos contrées le rez-de-chaussée c'est le 0.
C'est bon pour moi ça, je peux la ramener en disant que je monte les 11 étages pour aller chez moi en courant alors qu'en fait je n'en monte que 9 !-)
par Mali
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Chine et traditions
La meilleure nouvelle de ma journée c'était elle : Danjie. Elle l'a fait ! Elle a son visa pour partir aux Etats Unis ! Pas de quoi en faire un fromage me direz vous... Et pourtant ! Avoir un visa pour partir étudier aux Etats Unis, ce n'est pas si simple que ça.
Comme vous vous en souvenez très certainement (ou très certainement pas), Danjie est une jeune basketteuse professionnelle à la retraite. Qui, retraitée pour cause de blessure au dos, a du arrêter son rêve : le basket de haut niveau. Elle a eu la chance de pouvoir se recycler en reprenant ses études (qu'elle avait arrêté à l'âge de 12 ans) à Jiaotong. C'est là qu'elle a appris l'anglais. Lui est ensuite venue cette idée saugrenue : partir étudier aux Etats Unis. Moi qui suis pour le mouvement des gens, l'échanges des populations et tout le tralala, je l'ai poussé. Elle a commencé par passer le Toeffl, l'a brillament obtenu, elle a ensuite postulé pour différentes universités américaines et elle a été retenue. C'était déjà un bon début ! Mais le plus dur restait à venir : obtenir le visa. Et oui, il ne suffit pas d'être reçue dans une université pour partir y étudier.
Pour obtenir son visa Danjie a fait appel à une agence spécialisée : pendant plus de 2 semaines elle a été préparée, coachée en vu d'obtenir son visa. On l'a ainsi entraînée à répondre (en anglais) aux questions diverses et variées qu'on allait lui poser (en anglais). On l'a aidée à préparer son dossier, à regrouper tous les documents nécessaire : un total de plus de 60 documents (les reçus d'achat de la voiture de ses parents, le salaire qu'ils touchent, tous ses documents attestant qu'elle était professionnelle au basket, ceux qui attestaient qu'elle s'était blessée...).
Ci dessous un petit échantillon des questions que mon amie a préparé :
- Pourquoi veux tu aller aux Etats-Unis ?
- Qu'étudies tu ? Qu'elles sont tes matières ?
- Que veux tu faire plus tard ?
- Combien d'argent gagnent tes parents ?
- Qui va payer tes études ?
- Penses tu pouvoir être diplômée en 2 ans ?
- Penses tu que ton niveau d'anglais soit suffisant ?
- Qu'est ce que tu aimes aux Etats-Unis ?
- Qu'est ce que tu n'aimes pas en Chine ?
- Reviendras tu en Chine après tes études ?
- Selon toi pourquoi 90% des étudiants qui partent en Chine ne reviennent pas ?
- Connais tu des gens aux Etats-Unis ? Y as tu de la famille ?
Moi à ma façon je l'ai aidée : nous avons révisé, et encore révisé tout ça. En essayant d'éviter les pièges, de préparer aux mieux toutes les éventualités. Et aujourd'hui, à 16h, elle est sortie de l'ambassade (elle y est entrée à 11h du matin) et la réponse : "Je l'ai !!!" J'étais émue...

Comme vous vous en souvenez très certainement (ou très certainement pas), Danjie est une jeune basketteuse professionnelle à la retraite. Qui, retraitée pour cause de blessure au dos, a du arrêter son rêve : le basket de haut niveau. Elle a eu la chance de pouvoir se recycler en reprenant ses études (qu'elle avait arrêté à l'âge de 12 ans) à Jiaotong. C'est là qu'elle a appris l'anglais. Lui est ensuite venue cette idée saugrenue : partir étudier aux Etats Unis. Moi qui suis pour le mouvement des gens, l'échanges des populations et tout le tralala, je l'ai poussé. Elle a commencé par passer le Toeffl, l'a brillament obtenu, elle a ensuite postulé pour différentes universités américaines et elle a été retenue. C'était déjà un bon début ! Mais le plus dur restait à venir : obtenir le visa. Et oui, il ne suffit pas d'être reçue dans une université pour partir y étudier.
Pour obtenir son visa Danjie a fait appel à une agence spécialisée : pendant plus de 2 semaines elle a été préparée, coachée en vu d'obtenir son visa. On l'a ainsi entraînée à répondre (en anglais) aux questions diverses et variées qu'on allait lui poser (en anglais). On l'a aidée à préparer son dossier, à regrouper tous les documents nécessaire : un total de plus de 60 documents (les reçus d'achat de la voiture de ses parents, le salaire qu'ils touchent, tous ses documents attestant qu'elle était professionnelle au basket, ceux qui attestaient qu'elle s'était blessée...).
Ci dessous un petit échantillon des questions que mon amie a préparé :
- Pourquoi veux tu aller aux Etats-Unis ?
- Qu'étudies tu ? Qu'elles sont tes matières ?
- Que veux tu faire plus tard ?
- Combien d'argent gagnent tes parents ?
- Qui va payer tes études ?
- Penses tu pouvoir être diplômée en 2 ans ?
- Penses tu que ton niveau d'anglais soit suffisant ?
- Qu'est ce que tu aimes aux Etats-Unis ?
- Qu'est ce que tu n'aimes pas en Chine ?
- Reviendras tu en Chine après tes études ?
- Selon toi pourquoi 90% des étudiants qui partent en Chine ne reviennent pas ?
- Connais tu des gens aux Etats-Unis ? Y as tu de la famille ?
Moi à ma façon je l'ai aidée : nous avons révisé, et encore révisé tout ça. En essayant d'éviter les pièges, de préparer aux mieux toutes les éventualités. Et aujourd'hui, à 16h, elle est sortie de l'ambassade (elle y est entrée à 11h du matin) et la réponse : "Je l'ai !!!" J'étais émue...

Danjie
par Flament
publié dans :
Ma vie quotidienne

