Par l'auteur de "La joueuse de Go", "Impératrice" raconte l'histoire romancée de la seule impératrice qu'ait connu la Chine pendant ses 2000 ans d'histoire impériale (de 221 av. JC à 1911). Cette femme exceptionnelle, Wu Zetian, née au VIIème dans la dynastie des Tangs est devenue impératrice en 690, elle a alors créée sa propre dynastie, la dynastie des Zhou. Née dans une famille d'officiels à Wenshui, elle a vécu 82 ans et a régné pendant 50 ans. Durant son règne le pays a maintenu la prospérité et le peuple a vécu en paix. En plus d'être une femme politique exceptionnelle, Wu Zetian était également une grande poétesse et une grande caligraphe, elle excellait en dans et en musique. Cette femme savait s'entourer des esprits les plus érudits de son époque, sa cour comptait un grand nombre de poétes. L'impératrice a la première voulu changer le système politique de son pays, en instaurant un concours ouverts à tous les érudits elle a supprimé le "droit de famille", ce n'est pas parce qu'un parent est dans la politique que sa decendance y sera aussi. Elle a ainsi su s'entourer d'hommes de terrain, se rapprochant du peuple et comprenant mieux ses attentes. A la fin de son règne, juste avant sa mort, afin de maintenir une stabilité sociale, l'Impératrice a décidé de remettre le pouvoir d'Etat à la dynastie des Tang.
Le roman de Shan Sa raconte l'histoire de cette femme exceptionnelle, son histoire est certes romancée, déformée, elle n'en reste pas moins basée sur des faits réels. Une fois le livre terminé, on veut en savoir plus...

Sous cette dynastie des Tang, les femmes connurent une période faste, l'ouverture d'esprit et le libéralisme de cette époque sont impressionnants. Un couple qui voulait divorcer sur la base du consentement mutuel pouvait, les femmes divorcées ou veuves pouvaient se remarier. Malheureusement, la Chine n'aura su garder ces avancées extraordinaires pour l'époque et les femmes ont perdu de leur Ci dessous l'article publié à ce sujet sur www.french.xinhuanet.com
"Peu après l'établissement de la dynastie des Tang, la cour impériale décréta une allocation favorable des terres et un système fiscal afin de développer la production agricole qui, en ce temps-là, prit un rôle de chef de file de l'économie nationale. Selon le nouveau système, le gouvernement allouait des terres tant à un chef de famille masculin qu'à une veuve, celle-ci ayant droit à une plus grande terre si elle avait des dépendants. Ayant leur propre terre, les femmes pouvaient donc bénéficier d'une meilleure indépendance économique.
Selon le Code des Tang, un couple qui voulait divorcer sur la base du consentement mutuel et dans la bonne entente n'était pas puni. Cette mesure signifiait que la loi protégeait le droit au divorce des gens au moyen de la consultation. Les registres historiques montrent qu'il n'était pas rare de voir des femmes divorcer ou se remarier à cette époque. Contrairement à la tendance prédominante à l'époque d'autres dynasties féodales, une veuve n'était pas considérée " impure " si elle se remariait. Dans un accord de divorce conclu durant la dynastie des Tang, on peut lire : " Puisque nous ne pouvons pas vivre dans l'harmonie ensemble, vaut mieux nous séparer. J'espère qu'après le divorce, niangzi (une sorte d'appellation de la femme de quelqu'un) pourra être aussi jeune et aussi belle qu'auparavant, et je souhaite qu'elle trouve un mari qui lui convient mieux. J'espère que le divorce ne sèmera pas la haine entre nous pour le futur. " Cette entente de divorce reflète non seulement l'égalité des femmes à l'intérieur du mariage mais aussi l'ouverture d'esprit générale du peuple à l'époque des Tang.Les femmes de la famille impériale n'étaient pas soumises à des restrictions maritales ou à des contraintes. Du règne de l'empereur Gaozong à celui de l'empereur Suzong, soit du début au milieu de la dynastie des Tang, il y a eu 98 princesses, dont 61 se sont mariées, 24 qui se sont remariées et quatre qui se sont mariées à trois reprises. Cette tendance a ébranlé les assises mêmes de la morale féodale traditionnelle.
Durant les Tang, il était courant que des Han épousent des personnes de l'étranger ou d'ethnies minoritaires, et il y avait une loi qui protégeait les mariages mixtes. Selon des registres historiques : " Beaucoup de Tartares ( appelés Hu en chinois et correspondant à des personnes de nationalité autre que han) qui vivaient depuis longtemps à Chang'an ont marié des femmes han et ont eu des enfants. Des Tartares ont épousé des Han et maintenant, de nombreux jeunes de Chang'an sont issus d'un mariage mixte. " Certaines personnes de la famille impériale ont également épousé des personnes d'autres nationalités. Sept des 19 filles de l'empereur Gaozu ont épousé un homme d'une autre nationalité, et huit des 21 filles de l'empereur Taizong ont épousé un étranger. Durant la quinzième année (641) de la " paix de Zhenguan ", la princesse Wencheng a épousé le roi des Tubo. Elle a apporté de nombreuses techniques de production avancées aux Tubo, contribuant ainsi beaucoup à l'amitié et aux échanges culturels entre les Han et les Tibétains.La dynastie des Tang a accordé une grande importance à l'éducation, et les femmes sous les Tang avaient les mêmes droits et les mêmes occasions de s'instruire que les hommes. Cette dynastie splendide est probablement la plus célébrée pour sa profusion de grands poètes. Les Poésies complètes des Tang contiennent plus de 50 000 poèmes écrits par plus de 2 000 poètes, desquels 20 furent des personnalités influentes dans l'histoire de la littérature chinoise. Il y a eu également des poétesses célèbres, dont Shangguan Wan'er est la plus représentative. Ses poèmes ont un style qui lui est personnel -le style Shangguan- qui inspira Li Bai, le poète le plus célèbre parmi les poètes chinois anciens. Durant les Tang, écrire de la poésie n'était pas seulement un privilège réservé aux femmes de la noblesse mais était également pratiqué par les femmes du commun.Sous les Tang, les femmes ont également eu l'occasion d'apprendre l'histoire, la politique et de faire un apprentissage militaire. À la fondation de cette dynastie, la princesse Pingyang a participé personnellement à des batailles, conduisant un détachement de femmes pour aider son père, l'empereur Gaozu. La princesse Taiping, fille de l'empereur Gaozong, a écrasé des mutineries à deux reprises au sein de la cour en des temps critiques.
Comme les femmes sous les Tang ont bénéficié d'un environnement social relativement calme et d'une vie sociale indépendante, la conduite de celles qui étaient bien éduquées était nettement différente de celle des femmes des autres dynasties. Elles avaient le droit de boire du vin à leur gré et de chanter haut et fort dans les tavernes, de chevaucher au galop dans les environs, voire même de faire concurrence aux hommes sur les champs de polo. Durant les Tang, les femmes avaient des activités sociales et menaient des affaires de manière indépendante. Elles se sont même distinguées dans la sphère politique, l'exemple le plus notoire étant la princesse Zhangsun, l'impératrice la plus vertueuse de Chine."
A lire également pour en savoir plus sur l'histoire de cette impératrice : http://www.ancientworlds.net/aw/Article/418928, mais c'est en anglais...
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