Si j'écris cet article c'est entre-autre pour répondre aux nombreuses questions de ma famille sur le sujet.... "Il parait qu'il y a d'importants mouvements étudiants dans ton pays d'acceuil, en as tu entendu parler ?"
Et bien non... Je n'en avais pas entendu parler avant que de lire les journaux en ligne... Et pourtant, je vis dans un milieu qui est on ne peu plus universitaire... Et qui plus est, en Chine ! Mais ici, à Shanghai, rien. Pas la moindre trace de manifestation, pas le moindre mot. La seule chose anti-japonaise que j'ai entendu, c'est aujourd'hui lors de notre seconde rencontre de basket : les filles de l'équipe adverses devaient mettre des tee-shirts rouges et notre équipe devait porter des tee-shirts blancs. Mais comme il faisait trop chaud, à la mi-temps, ces demoiselles ont décidé de retirer leurs tee-shirts, et en dessous elles portaient toutes des tee-shirts de couleur clair. Nous leur avons donc de mander de remettre leur maillots afin de ne pas créer de confusion. Ce à quoi elles ont répondu : "Comment voulez-vous vous trompez, il n'y a parmi vous que des japonaises". J'aime autant vous dire que mes coéquipières (japonaises en majorité il est vrai) n'ont pas apprécié... Ceci est donc la seule chose que j'ai entendu...
Quand aux manifestations étudiantes qui ont eu lieu à Pékin, voici ce que j'ai trouvé sur le net sur le site www.bismi.net :
"
Cest mardi que tout a commencé : La publication des nouveaux manuels scolaires japonais nemploie pas le mot " invasion " pour qualifier la colonisation nippone et qualifie d" incident " les quelques 300 000 soldats et civils chinois tués en 1937 par larmée japonaise à Nankin lors de bombardements intensifs. Cette publication, qualifiée de révisionniste par le pouvoir de Pékin, avait provoqué la convocation immédiate de lambassadeur du japon dans la capitale chinoise.
Cest pour protester contre cette publication que des milliers de chinois ont manifesté aujourdhui contre le " révisionnisme " nippon en sen prenant notamment à lambassade du Japon à Pékin, des incidents qui ont été qualifié par le pays du soleil levant d" extrêmement regrettables ".
La manifestation a été entre autre le théâtre de slogans anti japonais tel que " A bas le Japon " ou encore " Boycottez les produits japonais ", encadrée par un dispositif policier pour le moins inhabituellement " coopératif " avec les manifestants, laissant la foule lancer des projectiles contre un restaurant japonais, insultant les employés chinois, ou encore contre la résidence de lambassadeur du Japon.
Partie dans la matinée du quartier universitaire, cette manifestation, rassemblée via l'Internet, a de fait été autorisée par le gouvernement communiste qui tolère pourtant rarement que des protestations populaires soient organisées sur son territoire : Rappelons nous " Tian An Men " il ny a pas si longtemps
et cest en chantant l'hymne national chinois, entrecoupé de slogans anti japonais, que les manifestants évoluaient dans les rues de Pékin.
La presse occidentale était curieusement invitée à filmer cette manifestation, ce qui est encore une fois pour le moins inhabituel de la part du gouvernement chinois qui préfère généralement étouffer du mieux que possible toute manifestation. Quelques manifestants, triés sur le volet, se sont laissés interviewer déclarant pèle mêle que " la chine avait été offensée ", que " le japon a oublié son histoire " ou encore " Ce serait une insulte au monde et aux Nations unies si le Japon se voyait offrir un siège permanent au conseil de sécurité de lONU ".
Les relations entre le Japon, fidèle allié des américains, et la Chine, nont jamais été au beau fixe et cette " manifestation ", soigneusement " autorisée " par le pouvoir de Pékin, est un signe supplémentaire de lagressivité du régime communiste envers le Japon.
Les relations bilatérales entre les deux pays sont au plus mal au moment où le pays du soleil levant appuie Taiwan qui hésite à proclamer son indépendance et ou le pouvoir central chinois fait voter une loi lautorisant à attaquer lîle si celle-ci osait défier la toute puissance chinoise.
Ces relations se sont considérablement détériorées ces derniers mois tandis que le Japon demandait à disposer dun siège permanent au conseil de sécurité de lONU : Une hypothèse que la Chine, elle même membre permanent, se refuse catégoriquement à envisager dans la mesure ou elle, si elle est acceptée, représenter une gêne considérable pour Pékin et ses visées sur Taiwan. "
Angel, www.bismi.net, 9 avril 2005
Je ne saurai également que trop vous conseiller d'aller visiter le blog de Pierre Haski, le correspondant du journal libération : http://chine.blogs.liberation.fr
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e dernier épisode en date de la querelle récurrente des manuels japonais a fait descendre des milliers de Chinois dans les rues le weekend dernier pour dénoncer la réticence de Tokyo à dénoncer les atrocités commises par les armées impériales au siècle dernier. Mais les manuels chinois prennent de leur côté beaucoup de liberté avec la vérité historique et les lacunes y sont telles que les lycéens pensent généralement que leur pays n'a jamais livré que des guerres d'auto-défense.

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