Samedi 20 mai 2006
... Non pas parceque dedans il y a plein de billets, non, non, non. Non, mon portefeuille est magique parceque c'est un "moulti-passe". Vous voyez pas ce que je veux dire ?


En Chine, on adôôôôôre les cartes. Toutes les sortes de cartes : les cartes de visites, les cartes de crédits (même les cartes à puce visas et master cards arrivent en Chine) et surtout, les cartes magnétiques. Carte magnétique pour le métro, carte magnétique pour le boulot (et pour moi ce sera deux cartes magnétiques, fonction de l'endroit où je suis), carte magnétique pour mon lotissement... Dans certains endroits on utilise même des cartes magnétiques pour manger (Xujiahui).
Alors j'ai trouvé la parade ! Enfin presque... Je me suis acheté un grand portefeuille (rouge, j'aime bien le rouge) et dedans j'ai mis toutes mes cartes. Comme ça, je passe mon portefeuille au-dessus de toutes les portes, portillons, guichets et ça ouvre les portes. Magique non ?


Seul petit hic de tout ça :  à force de supperposer les cartes magnétiques, ça finit par ne plus rien ouvrir du tout mon truc. Et la c'est la cata' : lancée en plein élan, mon portefeuille au-dessus de l'endroit qui marche et je fonce. Et bam ! Choque avec le portillon qui ne s'est pas ouvert, une porte dans la tête... J'en passe et des meilleurs. Enfin bon, je n'insiste pas moi, je sors ma carte, la secoue à l'endroit où il faut et je passe. Parceque les shanghaiennes (qui ont des grands sacs fourre tout la plupart du temps) passent plus de 5 minutes à secouer leur sac magique plus magique au dessus de certains portillons. Et ceux qui sont derrière n'ont plus qu'à changer de portillon ! Parceque la madame en question continuera à secouer son sac jusqu'à ce que le portillon la laisse passer... Faut dire que chercher dans un sac aussi grand ça peut prendre du temps !
Dimanche 14 mai 2006
Même en Chine il y a la fête des mamans. Et ici aussi c'est un tapage médiatique à coup de cadeaux à faire à sa maman. Sur le site de Baidu, on trouve tous les trésors possibles et imaginables pour les oreilles et les yeux de maman. Le lien : http://list.mp3.baidu.com/list/2006muqinjie.html

Pour vous, j'ai sélectionné une petite mélodie accompagnée d'un petit dessin animé en flash, c'est mignon comme tout ! http://ecardfile.tencent.com/flash/jr/21/jr2106.swf

La traduction pour celles et ceux qui le souhaitent (et pour ma maman !)
Maman, ton amour est le plus désinteressé,
Le plus grandiose, le plus généreux.
En ce jour de fête des mères je te dis un grand merci.

C'est-y pas mignon tout plein ?
Dimanche 7 mai 2006
C'est complétement par hasard que j'ai trouvé ça dans la presse chinoise : "la contrefaçon en Chine". L'autre jour, pour rentrer de Hangzhou, il n'y avait plus de place assise dans le train : direction le marchand de journaux et hop je m'achète un journal avec une couverture en papier glacé : 新民生成. Le papier glacé c'est top pour pouvoir s'assoir par terre ! Et puis en fait, dans ce journal j'ai trouvé des articles franchement intéressants...  Et du coup mon voyage  "galère" s'est transformé  en voyage "culturel".

Dans un premier article le journaliste a fait un petit test dans la rue (le journal est un journal de Hangzhou et donc l'expérimentation s'y déroule). En 5 minutes il a vu passer 10 sacs LV dans la rue. Et parmi ces 10 sacs seul un était un vrai Louis Vuitton. Le journaliste interroge plusieurs des demoiselles portant ces sacs et leur demande si elles savent que ce sont des faux. Réactions en vrac des jeunes filles : "toutes mes amies en ont un, ces sacs ne sont pas si chers que cela" - "Comment ça un faux ? Je l'ai payé plus de 300 yuans !" Ce à quoi le journaliste répond que le prix d'un "vrai" sac LV est de plus de 10 fois le prix payé par la demoiselle. Cette dernière change alors son fusil d'épaule et dit qu'elle l'a payé "plus de 9000 Hong Kong dollards". D'autres personnes ont même répondu qu'elles ne connaissaient pas la marque LV, qu'elles ne savaient donc pas qu'elles portaient une "contrefaçon". Et quand on leur demande "mais alors pourquoi les achetez vous ?" La réponse est simple "tout le monde en a un. Et puis c'est beau". Mais toutes ces jeunes femmes sont unanimes, elles ne mettraient jamais le vrai prix dans un vrai sac, "ça n'a pas d'intêret, c'est juste quelque chose d'éphémère, qu'on ne garde pas longtemps".

Dans un second article le journaliste nous explique les différentes catégories de contrefaçon qui existent : les 尾单 (les articles du bout de la queue), les 跟单 (les articles de même valeur), les A 货 (les articles de classe A). Tous sont des contrefaçon mais de qualité différente. Les 尾单 sont ceux qui sont en surproduction. Les produits de classe A imitent extrêmement bien les vrais et sont donc vendu beaucoup plus cher.

Dans un troisième article le journaliste se rend dans différents lieux de Hangzhou où l'on peut trouver des immitations. Et il compare les prix. Il trouve ainsi des pris allant de 120 à 1200 yuans pour un faux sac Louis Vuitton. Les magasins dans lesquels le journaliste se rend sont pour la plupart des magasins qui en vitrine affichent des sacs "normaux" et sans marque. Une fois à l'intérieur il cherche à savoir si le magasin vend des sacs de marque. Et le plus souvent la réponse est oui. Mais ces magasins n'ont pas ces sacs en grande quantité, ils ne les ont qu'en un ou deux exemplaires. Le plus marquant dans cet article c'est qu'on a carrément les adresses où trouver les dites bonnes affaires...

Dans un quatrième et dernier article (il faut croire que tout le numéro y était consacré !) le journaliste se pose des questions sur la legislation à mettre en oeuvre. Peut on appliquer le modèle qui existe en France (le veudeur de faux et l'acheteur sont tous deux passible d'amende) quand on sait que les chinois qui achètent des faux "ne savent pas qu'ils achètent des marques" ? Le journaliste évalue ainsi les pour et les contre de l'application éventuelle d'une telle loi. Et ils demandent aux gens ce qu'ils en pensent. Pour 90% d'entre eux l'acheteur n'est pas responsable et ne peut donc être puni. Et si on demande aux vendeurs, le problème reste insolvable : pour ces derniers tant qu'il y a de la demande il y a un marché à fournir, et ils ne sont pas responsables des envies de leurs acheteurs... Ce qui est intéressant dans cet article : aux dires du journaliste, quand on dit aux gens qu'ils portent "un faux", l'effet est quasi immédiat, les personnes rentrent chez elles et jettent ledit "faux article". Porter du faux c'est perdre la face... La solution est peut être là...


Bref, il s'agit là d'un vaste sujet. Car la contrefaçon en Chine est omniprésente et sous plein de forme : contrefaçon de logo (lacoste, starbucks), contrefaçon de produits, contrefaçon de Dvd, de livres (sisisi, le Lonely Planet existe en contrefaçon -photocopier- sur le marché chinois). Un domaine qui touche à la propriété intellectuelle... Et ce concept est encore loin d'être connu par les chinois !



par Flament publié dans : Divers
Mardi 2 mai 2006
Lu dans la presse espagnole : un immense complexe hôtelier va être construit à Dubai. C'est marrant, je croyais qu'il n'y avait que les chinois qui recopiaient ce qu'ils voyaient. Faut croire qu'ils ne sont pas les seuls !


Dimanche 23 avril 2006
Et moi je trouve ça exquis. Allez savoir pourquoi !


Les grandes surfaces Carrefour ne sont pas au mieux de leur forme en Chine en ce moment. Après avoir été critiqué plusieurs fois dans la presse chinoise pour produits vendu avec une date de péremption passée et hygiène douteuse (or tout le monde le sait, les chinois en matière d'hygiène ils s'y connaissent !). Cette fois ci il s'agit d'une histoire franco-française, quand une multinationale s'en prend à une autre...



"Faire des faux Vuitton, c'est pas bien. Les vendre, c'est encore plus mal. Mais quand c'est une multinationale française qui vend des faux sacs d'une autre multinationale, ça la fout carrément mal. Et c'est aussi drôle que jamais vu. Une dépêche de l'AFP raconte avec délice la condamnation à 37 000 dollars, hier, à Pékin, de Carrefour. L'histoire remonte à décembre, à Shanghai. Un magasin du groupe avait mis dans ses rayons trois sortes de sacs à main. A prix très «cool» : 6,20 dollars. Avant d'être pris la main dans le sac par un de ses... employés qui a craché l'affaire. LVMH n'a pas aimé la plaisanterie. Carrefour a juré que le magasin ne pouvait pas tout contrôler : «36 000 articles, m'sieur le juge, vous comprenez...» Le juge chinois a tout compris. Et a dû prendre un pur plaisir à réciter la leçon sur les droits de la propriété intellectuelle que la France explique à longueur de temps à la Chine. Carrefour, a-t-il dit, une société française, ne pouvait que connaître la marque Louis Vuitton qui appartient également à un groupe français."


Libération, 21 Avril 2006
par Flament publié dans : Divers
 

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